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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 18:04

Le P.S. doit clairement choisir son camp…

 

La Belgique est en récession, comme la plupart des pays de la zone euro maintenant. Il n’y a aucune perspective crédible de « sortie de crise », hormis dans la tête de quelques chroniqueurs boursiers qui croient toujours à la « main invisible ».

 

C‘est dans ce contexte qu’est intervenue la rupture des négociations sociales interprofessionnelles, constatée par la FGTB. Car le durcissement des positions, défensives du côté syndical, offensives dans le camp patronal, ne laisse plus aucune marge de manœuvre pour un accord un tant soit peu valable. Le 21 février, en front commun syndical, citons ici la FGTB, « les travailleurs et allocataires sociaux rediront tout le mal qu’ils pensent des mesures prises par le gouvernement, sous la pression des employeurs, dans le sillage des politiques menées par la Commission et les Conseils européens ».

 

Ces politiques consistent à mettre à profit déficits publics et sauvegarde de l’euro pour lancer une attaque frontale contre la législation du travail et les régimes de retraite. Et contre l’indexation en Belgique. Pendant qu’on nous bassine sur la compétitivité belge qui serait mise en péril par les salaires, toute la zone euro voit sa compétitivité extérieure mise à mal par un euro surévalué face au dollar et au yen.

 

Les banques, qui sont aussi des multinationales, sont lancées, à l’image des industries, dans la réduction programmée de l’emploi, histoire de rétablir des marges de profit confortables.   

 

Signaux d’alarme pour le PS…

 

Pour le parti socialiste, il ne s’agit plus de se poser en médiateur entre les syndicats et le gouvernement, mais de choisir clairement le camp syndical,  celui des travailleurs et allocataires sociaux. Il n’a pas besoin pour cela de provoquer une crise gouvernementale, il suffit qu’il n’accepte aucune des « réformes » préconisées par le camp d’en face, qu’il conteste la trajectoire budgétaire imposée par « l’Europe », bref qu’il mette le pied dans la porte. A ses partenaires au gouvernement d’en provoquer la chute sans attendre 2014, s’ils l’osent.

 

Du nouveau président du PS, nombreux sont ceux qui attendent une clarification de fond. Le PS doit cesser de se confondre, en pratique, avec le parti « du moindre mal », dont la seule réponse à la contestation est la médiocre réplique : « Ce serait pire sans nous ».

 

Qu’il observe ce qui se passe ailleurs en Europe, le gâchis de la situation politique italienne à la veille des élections ; l’avalanche de désillusions en France, où deux grandes centrales syndicales n’ont pas signé un accord sur la législation du travail – précisément -  qui fait la part trop belle à la « flexibilité », tandis que des chômeurs en fin de droit sont réduits au désespoir, actes suicidaires compris…

 

Jamais le libéralisme en économie n’a été aussi dur, aussi cynique, sur le plan fiscal en particulier. Que la gauche molle ose se réveiller un peu !

       

                                                    

Robert Falony

 

 

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