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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:04

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Front national : néo-fascisme et grand capital…

 

Qu’on le veuille ou non, la poussée du Front national en France a éclipsé d’autres aspects du 22 avril. On a beau se dire que Marine Le Pen, avec finalement 17,90 %, n’a fait qu’un pour cent de plus que son père en 2002, il y a cette masse de 6 millions et demi de voix, et sa répartition. Elle se hisse en maints départements au niveau des deux candidats de tête.

 

Le FN a changé de style et de stratégie, la séductrice a opéré, mais il reste un parti dont le fond est le néo-fascisme, un fascisme adapté aux conditions de notre époque, mais prêt à se vendre au grand capital.

 

Le nationalisme ne dérange pas l’internationale des marchés, qui dominent les Etats. Le discours qui attribue aux « étrangers » les maux de la crise ne dérange pas tout un patronat pour lequel la main d’oeuvre à bon marché est une bénédiction.

 

Commis du grand capital, du Cac 40, Sarkozy, travesti en candidat des « petits », court derrière l’électorat du FN de toute la vitesse de ses jambes, avec peu de chance de rattraper Marine. Au fait, il est le favori de Wall Street et de la City de Londres, nos médias se gardent bien de le souligner.

 

En 2005, la France et la Hollande, par referendum, ont rejeté simultanément le projet baptisé  Constitution européenne, qu’on leur a imposé par la suite à petites louchées. Et c’est toute cette eurocratie conservatrice et libérale, basée à Bruxelles et à Francfort, qui, maintenant, s’inquiète du « populisme » qu’elle secrète elle-même !

 

 Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, a certes paru offrir une inflexion nouvelle par une perspective de « croissance », avec une idée qui remonte à Jacques Delors. Mais il y a un piège : il faudrait d’abord ratifier cette discipline budgétaire à marche forcée qui a déjà conduit l’Europe du sud à la récession !

 

Si François Hollande est bien élu le 6 mai, et si les élections législatives qui suivent fournissent une majorité à la gauche, la social-démocratie se verra offrir une dernière chance de se mettre en travers de la politique de déflation salariale compétitive menée par « l’Europe » : ceux qui ont peur de  la crise sur les places boursières en subiront une bien pire. Ce sera la crise de la démocratie et la voie ouverte au populo-fascisme.

 

Le débat « Pour ou contre l’austérité » n’a aucun sens. L’austérité pour qui ? Qu’elle s’applique à la classe possédante ! Il faut en finir avec les bonus, les stock- options, les parachutes dorés, les CDS et autres véhicules spéculatifs, les rémunérations indécentes, les taux usuraires. En finir avec toute cette dérégulation qui a fait des marchés financiers les maîtres de la planète.

 

Cela a été le mérite de Jean Luc Mélenchon de ressusciter une gauche de la gauche en France. Près de quatre millions d’électeurs, soit 11, 10 % des suffrages, équilibrent le vote lepéniste. C’est l’aiguillon sur le PS de gouvernement. Le Front de gauche, cependant, c’est le Parti de gauche + le PCF. Cela ne fournit pas une formule clés sur portes à l’exportation.

 

Aux Pays Bas, le libéral Rutte a obtenu du bois de rallonge mais sans les deux partis socialistes. En Grèce, on peut espérer le désaveu des capitulards face à la « troïka ». Et on va voter en Rhénanie -Westphalie. Beaucoup va se jouer en Allemagne, citadelle de la Bundesbank. Feu sur le quartier général !    

 

Robert Falony

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