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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 17:25

Solvay : je ne sais vraiment pas pourquoi, pourquoi…

 

Le 29 juillet 2010, Solvay affichait un résultat à la limite de l’indécence en ces temps de morosité économique : augmentation du chiffre d’affaire hors activités pharmaceutiques de 32 % par rapport au 2e trimestre 2009 ! Historique !

 

Par contre, banal comme jamais, cela est accompagné quelques semaines plus tard d’une « procédure Renault ». La bonne vieille société paternaliste fondée par Ernest Solvay, surnommée « cœur business » a évolué en « core business ». On a augmenté les dividendes des actionnaires pendant que les salaires au dessus de la moyenne, rejoignait la médiane des rémunérations nationales, avec en prime (si on veut dire !), les suppressions des avantages sociaux divers dont bénéficiaient les employés.

 

Tout y est passé : dégraissement du personnel barémisé sous la forme d’une convention d’entreprise de retraites anticipées (socialisons les pertes, privatisons les bénéfices !), suppression de plusieurs centaines de postes de travail, fractionnement de la société Solvay en « business units » indépendantes avec saucissonnage de la comptabilité et éjection de la délégation syndicale, chaque nouvelle « unité » n’ayant pas le personnel suffisant pour qu’il y ait un Conseil d’entreprise.

 

Dernière étape : délocalisation du secteur recherche et développement et de l’administration de Solvay qui restait encore ancré à Ixelles. Et en prime une procédure Renault pour quelque 150 départs supplémentaires ne rentrant pas dans la convention collective.

 

Et comme par hasard, le permanent du secteur industrie du SETCa FGTB de Bruxelles a été licencié, laissant les délégués syndicaux sans appui réel de l’organisation syndicale.

 

Le dernier fleuron industriel de la vieille Belgique s’effrite. Les victimes de première ligne, comme d’habitude, sont les travailleurs. Solvay : Capital un ! Travail zéro !

 

Mais non, qu’allez-vous voir là ? Ce ne sont que coïncidences…

 

Le « Peuple » volé

 

Les plus anciens se rappellent le « Soir volé » pendant la guerre, qui par la trahison de quelques journalistes, s’est mis au service de l’occupant, dont des Résistants ont fait, au coût de leur vie pour quelques-uns, un « faux » Soir favorable à la Libération afin de laver cet affront à la liberté de la Presse.

 

Eh bien ! L’histoire bégaye. Michaël Modrikamen, le vrai faux éjecteur du très droitier PP (Petit Parti, ou Parti Populaire pour les intimes) veut relancer le titre « Le Peuple », organe du Parti Ouvrier, puis du Parti Socialiste, disparu en 1998 et fondé par des syndicalistes 150 années plus tôt.

 

« Le Peuple » fut porteur de valeurs défendues dans certains cas au prix de leur vie, de leur santé, de leur liberté, par des militants syndicalistes et politiques aspirant à un monde meilleur et plus solidaire. Et voilà qu’un poujadiste ayant maille à partir avec la Justice, porteur du message le plus abject, rachète ce titre prestigieux et ose en abuser pour assumer ses ambitions inavouables !

 

Ce « Peuple volé » ne durera pas !

 

Pierre Verhas

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