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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 13:29

                                        Chacun à sa place…

 

En France, le Front de gauche n’est pas au gouvernement. Le PS a une majorité absolue parlementaire avec ses apparentés, et EELV un strapontin au pouvoir exécutif.

La social-démocratie va donc assumer, seule, ses responsabilités européennes. Il y aura une opposition de gauche, plus nettement anticapitaliste.

 

Idem en Grèce. Les vieilles familles politiques co-responsables  de tout ce gâchis se retrouvent dans une majorité de circonstance, pour mendier auprès de l’ « Europe » de Mme Merkel quelques délais et aménagements à un « plan d’aide » imbuvable. Et le principal vainqueur, Syriza, deuxième force du pays, a choisi de ne pas jouer dans cette mauvaise pièce.   

                                                   

Castor

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 18:13

Fête européenne - Europa Nostra: 1 Common Identity
Pour affirmer nos droits: exerçons-les

Vendredi 29 juin 2012,

À 17h30h

Lieu: Le Nataly's, Proche de la Basilique de Koekelberg
Adresse: Avenue Seghers 115; Avenue du Pantheon 71, 1081 Koekelberg

En présence de :

Puntine Acustiche- progetto musicale di ricerca e di promozione di canti popolari di lavoro e migrazione

(project musical de recherche et de promotion des chasons de travail et de migration)

Balkanica - Acest grup interpretează o muzică ce exprimă tristeţea, bucuria, plăcerea şi expresia sentimentelor din viaţa

(Ce groupe présente une musique qui exprime la tristesse, la joie, le plaisir et l’expression d’un sentiment de vie)

Tom&Cris Band - Nasza muzyka daje radosc i energie do zycia. Jak wiekszosc Słowian, Polacy potra_a bawic sie przy muzyce dzien i noc.

(Notre musique donne la joie et l’énergie pour vivre. Comme la plupart des Slaves, les Polonais s’amusent en accompagnementde la musique le jour et la nuit)

Les crockers de grenouilles - Un petit groupe qui vous fera (re)découvrir la chanson française d'hier et aujourd'hui (de Gainsbourg à Manu Chao, en passant par Dalida, Tryo, Corneille...)

Le tout animé par :

Shérazade de la Bruxelois : Le touts de la Randonné Bruxellois : des crochés musicaux, de la musique, de la danse, du théâtre bruxellois,

on joues de l’harmonica et on dis des blagues, de la fête, des prix et tout le monde y gagne

Tout le monde est invité, l’entrée est gratuite

Pietro EMILIeuropa a3

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:01

Au lendemain de deux élections…

 

 Le Conseil européen de la fin juin permettra de vérifier la capacité des socialistes français arrivés au pouvoir  à modifier le cours désastreux de la politique imprimée à « l’Europe » par les forces du libéralisme économique et du « marché ». Une majorité absolue parlementaire n’y suffit pas…

 

En Grèce, les électeurs ayant un couteau sur la gorge, la peur a prévalu sur la colère, mais cela ne règle rien. En France, la victoire de la gauche est ternie par un chiffre d’abstentions absolument effarant : 43 pour cent… Et par une montée en puissance du Front national, qui a changé de visage mais pas de nature.

 

Partout en Europe, le libéralisme économique et sa « crise » sécrètent la dissolution des solidarités, le repli sur soi, la croyance dans un personnage providentiel,  un nationalisme qui prône le retour en arrière,  la désignation de boucs émissaires tout désignés : les « étrangers ». La droite extrême est banalisée, il n’y a plus de cordon sanitaire entre elle et la droite classique.

 

« Choc des cultures » : confusion et amalgames…

 

 C’est aussi le règne de la confusion et des amalgames. Pas d’illusions : le débat sur le « choc des cultures » n’est pas près de s’achever…

 

Une gauche qui se veut authentique doit cheminer sur une ligne de crête très étroite. D’un côté, il ne faut pas faire la moindre concession à la xénophobie, mais de l’autre, il faut refuser le communautarisme et l’abandon des principes de base de la laïcité.

 

Ce n’est pas être « islamophobe » que faire passer l’émancipation des femmes avant le respect de prescrits religieux qui, dans toutes les religions, du moins sous leurs formes passéistes, signifient leur relégation au second plan.

 

Au temps du « rassemblement des progressistes », les socialistes disaient aux chrétiens : « La religion est affaire privée, unissons nous sur le terrain des luttes sociales ». Et ce langage sur la religion affaire privée excluait l’ostentation et la provocation. Le voile intégral est proscrit parce qu’il signifie l’effacement de la femme du paysage, et l’on s’amuse que quelques uns retournent l’argument jusqu’à en faire un droit de la femme : le droit à sa propre négation !

Il y a donc des lignes rouges : elles sont franchies lorsqu’un gugusse utilise l’ULB comme théâtre d’opération sectaire, ou lorsqu’une fanatique manipulée provoque une émeute à Molenbeek.  

 

Sachons redevenir des anticléricaux chaque fois qu’il le faut, dans un monde où la montée des fanatismes religieux est une évidence ! 

 

 

Robert Falony

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:25

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Le Conseil européen de tous les périls…

 

Le Conseil européen des 28 et 29 juin, pas informel celui-là,  risque d’être palpitant. L’élection de François Hollande a au moins changé la donne sur un point : il n’y a plus de petits arrangements préalables entre Paris et Berlin, les autres ont voix au chapitre. C’est l’intérêt de Hollande de rechercher l’appui des pays du Sud qui souffrent le plus. A ceux qui prévoient « un compromis » sur les euro-obligations, il faut demander si ce sera un compromis favorable à Angela Merkel (la nouvelle Thatcher de l’Europe…) , ou bien le début d’une véritable solidarité européenne mutualisant les dettes souveraines.

 

Et il faut bien en revenir d’abord au cas grec. Deux curiosités peu soulignées dans la grande presse : lorsqu’en décembre dernier, l’encore premier ministre Papandréou préconisa un referendum sur l’appartenance de son pays à la zone euro, les eurocrates lui tombèrent dessus à bras raccourcis. Maintenant, les mêmes font savoir aux Grecs que leur vote aux législatives bis équivaut à un vote… sur le maintien de leur pays dans la zone euro, au prix des plans d’austérité qu’on sait… Et ils souhaitent clairement une docile majorité de gouvernement Nouvelle Démocratie- Pasok, c'est-à-dire les deux grands partis qui, depuis des décennies, ont amené la Grèce là où elle est, incapables d’instaurer un système fiscal moderne. Lorsque la directrice du FMI, Mme Lagarde, fait la morale au peuple grec, elle oublie seulement de parler des armateurs sous pavillon de complaisance, ou de l’Eglise orthodoxe qui contribue si peu…

 

Ceux qui ont peur de la crise en subiront une bien pire. Souhaitons donc que les Grecs confirment leur vote « négatif », et obligent les gnomes de Francfort et les ultras du monétarisme à aller au bout de leurs intentions !

 

Ce n’est pas un socialiste, loin de là, mais le professeur De Grauwe, libéral, économiste et professeur à la KUL, qui, dans « Le Soir » du 30 mai, accuse la Banque centrale européenne de ne pas gérer la situation, en admettant que des Etats doivent emprunter à 6% alors que les« investisseurs » placent leurs capitaux en Allemagne à quasiment 0% !

Et que l’on cesse de chanter le grand air de la « croissance » sans dire avec quel argent on peut la financer, hormis quelques fonds européens. Et sans dire de quel type de « croissance » il  doit s’agir !

 

Les élections législatives françaises

 

Tandis que la Commission européenne, organe de la dictature du grand capital sans légitimité démocratique directe, continue de pérorer en faveur d’une politique qui a si remarquablement échoué, les populations doivent utiliser leur pauvre bulletin de vote –et la rue ! –pour faire entendre leur protestation.

 

La France, qui est décidément une sorte de monarchie élective, avec maintenant un personnage plus convenable à sa tête, devrait confirmer les 10 et 17 juin son vote de la présidentielle. Les forces de la finance brûlent d’impatience : il s’agit au plus vite de forcer le gouvernement PS à abandonner ses « promesses » électorales. C’est aussi le vœu ardent de « Bruxelles ». Dans une élection très incertaine en la circonscription d’Hénin-Beaumont, JL Mélenchon espère non sans courage affronter au second tour Marine Le Pen, qui obtint 35% dans son fief. Si au niveau des directions, l’affrontement UMP-FN reste de rigueur, une porosité certaine existe à la base : des candidats UMP partagent sans vergogne avec le FN quelques unes de ses thèses.  Le risque : un niveau élevé d’abstentions.

                                                              

Robert Falony

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:23

La haute finance comme ennemi de classe

 

Dans le discours officiel universel, il est toujours fait mention de « l’intérêt du pays ». C’est une fiction, l’intérêt général n’existe pas, seulement celui du plus grand nombre. Et l’inégalité sociale croissante n’est pas une conséquence de la « crise », elle en est la cause première. C’est pourquoi les politiques d’austérité à sens unique sont vouées à l’échec.

 

Or, chaque jour apporte quelque information qui dément le discours sur « l’intérêt général ». Les 500 plus grandes entreprises américaines ont fait de jolis bénéfices en 2011, et les cent premiers  patrons des Etats-Unis se sont partagés deux milliards de dollars d’émoluments. Mais la banque JP Morgan vient de perdre à peu près autant à la suite de ses spéculations hasardeuses. Les banksters n’ont « rien compris, rien appris » depuis 2008. La banque d’affaires Goldman Sachs, celle qui a aidé à « arranger » les comptes grecs, fonctionne comme une société secrète.

 

 Se  sachant « too big to fail », ce monde de la haute finance n’a rien à craindre d’un personnel politique apeuré, au sein duquel d’ailleurs la plupart sont d’autant moins enclins à légiférer et à réguler que leurs propres intérêts patrimoniaux sont en jeu. Cela s’appelle des intérêts de classe. En Grande Bretagne, le gouvernement Cameron a réduit les impôts des plus fortunés.

 

 Chez nous, Dexia fournit un exemple type de ce qu’a été l’aventurisme financier de tant de brillants gestionnaires. « Ce n’est pas nous, ce sont nos prédécesseurs » peuvent se défendre les Mariani et les Dehaene. Le holding n’en a pas moins été conduit sur les rochers. La collectivité paiera, d’une manière ou d’une autre.

 

« Le Soir » du 11 mai apprend à son lectorat que « L’impôt des sociétés a diminué de moitié en une décennie ». Alors que les bénéfices imposables ont presque doublé entre 2001 et 2009, la part perçue par le fisc est moindre. Sans effets heureux sur l’emploi, tout au contraire.

 

Nous vivons donc  toujours sous le règne de l’argent fou. Mais des idées nouvelles, un projet nouveau, surgissent des profondeurs de la gauche, font leur apparition dans les programmes.

 

Comme il y a un salaire minimum, il faut des rémunérations maximales. Dans une entreprise, l’écart entre la rémunération la plus basse et la plus haute ne devrait pas excéder le rapport de 1 à 20, et on serait encore très loin de normes socialistes ! Ce qui est possible dans les entreprises publiques ne l’est pas dans le vaste secteur privé : là, c’est par le biais de la fiscalité que doit s’opérer la redistribution sociale…

 

Les programmes de la gauche française, PS et FG, prévoient la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt, qui aurait du s’imposer partout dès 2008, l’interdiction des stocks options et la réglementation des bonus.

 

Il faut cerner le monde de la haute finance spéculative, l’isoler, le dénoncer, non à travers des individus, bien qu’il y ait des cas vraiment scandaleux, mais en tant que système parasitaire. Et il est vain de parler de morale, de civisme, d’humanisme, sans aborder de face le rapport à l’argent. Là est « l’austérité » bien comprise !

 

Ces lignes sont écrites alors que la zone euro est à nouveau dans la tourmente, activée par le nationalisme monétaire allemand.  

 

 

Robert Falony.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 19:58

L’éditorial du journal financier belge « l’Echo » du 15 mai est révélateur des intentions des « marchés ». Intitulé « Démocratie ennemie d’elle-même », l’éditorial de M. Serge Quoidbach, rédacteur en chef affirme : « Quelle que soit l’issue de la crise politique, le choix du peuple grec sera bafoué. On assiste ici à la limite du jeu démocratique. A moins de choisir une autodestruction magistrale, Grecs et Européens doivent pour un temps mettre ce droit des peuples entre parenthèse et assouplir leurs exigences respectives ». Dans le même journal, Maria Fekter, ministre autrichienne de l'Intérieur déclare : « La Grèce devrait refaire une demande d’adhésion à l’UE. Nous y regarderons à deux fois... ».

 

 

 

maria_fekter.png

Maria Fekter ferait bien de ne pas oublier que l'Autriche

est entrée dans l'Union européenne sans avoir été dénazifiée...

 

 

 

Le masque – du moins ce qu’il en restait – est tombé : on connaît les réelles intentions des maîtres des « marchés ». Les peuples doivent subir bon gré mal gré les mesures d’austérité et de démantèlement de l’Etat social, leur expression compte pour du beurre et le politique doit s’effacer devant le financier.

 

 

Déjà, l’Italie est dirigée par un gouvernement de techniciens qui n’a aucune légitimité démocratique, qui prend des mesures antidémocratiques, sans que le citoyen italien ait un quelconque recours, sans que le Parlement puisse s’opposer. Souvenons-nous que le Danemark et l’Irlande ont dû « recommencer » leur référendum sur le Traité de Maastricht. Depuis que l’Europe est dominée par les lobbies bancaires, sa dérive antidémocratique est évidente. Or, on entend peu de responsables politiques dénoncer cette tendance dangereuse. Les seuls qui se permettent la moindre objection sont traités de ringards, d’anti-européens, de nationalistes et – injure suprême – de populistes !

 

 

Solidarité interdite

 

 

Mettre « entre parenthèses » la démocratie revient à la démolir. La démocratie est une substance qui a la propriété de se dissoudre quand on la met entre parenthèses. Dans la mécanique totalitaire qui se dessine, il n’y a plus de place pour la solidarité. Qu’il s’agisse de la solidarité interne comme la sécurité sociale ou de la solidarité externe telle que l’aide à un pays en difficulté. Dès le traité de Maastricht, cette solidarité a été même interdite ! C’est d’ailleurs la cause principale du blocage de cette crise de la dette souveraine : la Banque centrale européenne comme les Etats ne peuvent pas aider un autre Etat à se renflouer. Pire, le sommet de la pyramide européenne, sous la pression du lobby bancaire, contraint ces mêmes Etats – aujourd’hui la Grèce et demain les autres – à adopter des mesures d’austérité qui les empêchent de s’en sortir !

 

 

On en arrive à une absurdité : on savait que les comptes de la Grèce avaient été trafiqués avec l’aide de Goldman Sachs dont sont issus Mario Monti, le chef non élu du gouvernement italien et Mario Draghi, directeur général de la BCE. La crise de la dette grecque éclate. L’Union européenne refuse d’aider la Grèce si elle ne se redresse pas elle-même. C’est comme si on demandait à un malade de guérir avant qu’on de le soigne !

 

 

 

monti_draghi.jpg

Mario Monti et Mario Draghi : Goldman Sachs crée des liens...

 

 

Nous avons reproduit sur ce blog le 7 mai 2010 (http://uranopole.over-blog.com/article-euro-d-autres-confirment-49992760.html), l’analyse de M. Philippe Villin, banquier d’affaires et ancien directeur du Figaro, donc un homme de droite qui n’est pas un de ces « excités ignares de gauche ». Il écrivait : « Aucun médecin ne fait jamais maigrir en quelques semaines un patient de 100 kilos dont le poids objectif est de 60 kilos, surtout après l’avoir laissé grossir pendant des années sous sa surveillance comme Monsieur Trichet et sa B.C.E. ont laissé les déséquilibres et les déficits prospérer. Un tel médecin tuerait son malade à moins que le médecin ne le tue avant... Les pauvres Grecs sont pour moi comme des cobayes dans un laboratoire qui subissent la médecine Trichet-Merkel à forte dose. J’espère que les politiques comprendront en voyant ces malheureux cobayes exploser ce qui se passerait s’ils imposaient cette médecine au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie…. et pourquoi pas à la France.

 

 

Si les politiques voulaient sauver l’Euro - je doute pour ma part que ce soit une bonne solution car son échec est patent et seule la remise à niveau de la compétitivité par un niveau de dévaluation adéquat dans chaque pays me paraît fonctionner- il faudrait à tout le moins annoncer d’urgence l’abandon du pacte de stabilité. Madame Merkel veut le durcir ! Il faut, évidemment, faire l’inverse ! A l’instar de ce qui est demandé à la Réserve fédérale américaine, il faut fixer à la B.C.E. de nouveaux objectifs privilégiant la croissance sur la lutte contre l’inflation. Il faut accélérer les réformes structurelles, mais en se donnant 10 à 15 ans pour ramener les déficits des finances publiques à un niveau probablement un peu supérieurs à ceux de Maastricht. (…) Si l’Allemagne est européenne, il faut enfin qu’elle baisse très fortement ses impôts pour mettre son déficit au niveau moyen de la zone européenne. Alors seulement, on pourrait espérer un répit permettant peut-être de reconsidérer l’ensemble du projet européen, débouchant sur une zone intégrée politiquement et économiquement et qui aurait sa monnaie unique. Mais elle serait assurément fort différente de la zone euro actuelle tant dans son périmètre que dans son fonctionnement. »

 

 

Un scénario catastrophe

 

 

Il n’y a rien à ajouter à cette analyse exprimée il y a deux années et toujours pertinente, sinon que la Grèce a été mise sous tutelle, qu’il lui est impossible de faire les efforts qui lui sont imposés, ce qui, bien entendu, a eu pour conséquence un rejet majoritaire de cette politique par la population grecque.

 

 

Les élections ont signifié le rejet des deux grands partis qui dirigeaient alternativement la Grèce depuis la chute des colonels en 1974, les conservateurs et les sociaux-démocrates du PASOK, au profit de Syriza, une gauche radicale à la Mélenchon dirigée par un jeune leader très populaire, Alexis Tsipras, et malheureusement d’un parti nazi qui a obtenu 6,9 % des voix. Un accord de gouvernement entre les partis traditionnels et Syriza n’a pas été possible et de nouvelles élections sont décidées. On prévoit un succès considérable pour Syriza.

 

 

alexis-tsipras-grece.jpg

Alexis Tsipras de plus en plus populaire,

pourrait être incontournable. (Reuter)

 

 

Conséquence : des menaces de plus en plus claires sont exprimées à l’égard de la Grèce : si vous ne tenez pas vos engagements – ou plutôt si vous ne vous pliez pas à notre diktat – vous serez exclu de l’Euro, voire même de l’Union européenne ! Wolfgange Schäuble, le ministre allemand des finances, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne et même Luc Coene, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, évoquent clairement le retour de la Grèce à la drachme. Du jamais vu depuis la fondation de l’Europe en 1957 ! L’exclusion de la Grèce de la monnaie unique signifierait son expulsion de l’Union européenne sans compter le risque d’un effet domino avec le même problème pour l’Italie, l’Espagne et le Portugal ! En plus, le FMI déclenche la panique en bloquant son aide à la Grèce, sans compter l’agence de notation Fitch qui met son grain de sel en dégradant la note grecque Résultat : les citoyens grecs se précipitent dans les banques pour retirer leurs économies en Euros.

 

 

Luc_Coene.jpg

Luc Coene (Banque nationale de Belgique) joue

dans la cour des grands et menace la Grèce.

 

 

En outre, un pacte budgétaire qui suit le mécanisme européen de stabilité doit être ratifié par les Etats de l’Eurozone. Ce pacte contraindrait les Etats-membres à résorber leurs déficits et à présenter à terme des budgets en boni. Une nouvelle donne politique s’ajoute avec l’élection de François Hollande à la présidence de la République française. Celui-ci cherche manifestement à calmer le jeu en renégociant le pacte budgétaire, son ministre de l’économie, Pierre Moscovici, a même menacé de ne pas ratifier le pacte si les négociations ne sont pas lancées.

 

 

Si ce scénario catastrophe se réalise, on risque d’assister à une division de l’Europe entre une zone Nord « riche » et une zone Sud « pauvre ». Et même dans la zone « Nord », il y aurait de plus riches que d’autres. Ainsi, les Pays Bas qui, pourtant, affichaient la plus grande sévérité à l’égard de la Grèce, pourraient avoir difficile à suivre le train conduit par les Allemands.

 

 

Si une autre orientation n’est pas prise, celle proposée depuis des mois par les néo-keynésiens comme Stiglitz, Krugman, Villin, De Grauwe, les « économistes atterrés » pour ne citer que ceux-là, ce sera tout simplement la fin de l’Europe qui aura perdu cette guerre économique sans merci au profit d’un système bancaire qui mettra le monde sous sa coupe.

 

 

francois_hollande06.png

François Hollande représente un espoir réel.

 

 

L’espoir vient d’abord de François Hollande. On verra s’il parviendra à inverser la vapeur. Il semble en avoir la volonté, mais parviendra-t-il à disposer des moyens ? L’avenir nous le dira très vite. L’espoir vient aussi d’une gauche radicale et démocratique qui commence à s’étendre en Europe. Mélenchon en France et Tsipras en Grèce feront sans doute des émules. En tout cas, ils servent d’aiguillon pour vaincre la timidité d’une social-démocratie qui semble tout doucement retrouver la voie du social.

 

 

L’enjeu : c’est la démocratie, c’est l’égalité, c’est la solidarité, c’est la liberté. Cela vaut la peine, non ?

 

 

 

Pierre Verhas

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:49

Les élections communales d’octobre 2012 auront donc un fort impact -dit-on de tous les côtés- sur le gouvernement fédéral des six partis, péniblement formé à la fin de 2011. A vrai dire, ceci n’a rien de nouveau dans l’histoire politique belge.

 

Les élections communales de 1857, de 1911, de 1932, de 1952, de 1970, de 1976, entre autres, ont eu des répercussions sur la vie des ministères de l’époque, jusqu’à hâter leur fin. Bien entendu, les forces centrifuges étaient moindres qu’aujourd’hui…

 

Outre l’aspect communautaire (la montée de la NVA), la droite libérale peut être tentée par un coup de force contre l’index, avec le précédent de la sortie opérée par l’Open VLD sous Leterme ; histoire cette fois de changer le programme de base de la coalition ?

 

Mais par leur nature, les « communales » se mesurent mal aux élections législatives. Listes du bourgmestre, ou dites d’intérêts communaux, ne sont pas totalisables avec les listes politiques classiques. Sauf, dans une certaine mesure, pour les grandes villes.

 

Le cas d’Anvers

 

 Et c’est sur ces grandes villes que se concentre l’intérêt : d’abord Anvers, où le nationalisme flamand va tenter un grand coup avec à sa tête Bart De Wever. La NVA est créditée d’environ 43% des suffrages, selon un sondage en ce début de mai. Si elle s’emparait de cette métropole, cela aurait un retentissement dans toute l’Europe.

 

Face à cette menace, SPA et CD&V font front ensemble, tandis que l’Open VLD joue en solo.

 

Bruxelles : MR et FDF

 

 Dans les communes bruxelloise, la cassure survenue entre le FDF et les libéraux du MR permet à Olivier Maingain de titiller un MR qui a, selon lui, « abandonné » les francophones en acceptant la scission de BHV. Le coup est plutôt réussi à Schaerbeek où le bourgmestre FDF Clerfayt a débauché nombre de libéraux et opère un vaste rassemblement, avec le concours d’Ecolo.

 

A Charleroi, avec ou sans Paul Magnette, le « vieux » PS est assuré de conserver l’accès principal au pouvoir municipal, après la récente exécution en interne de Paul Ficheroulle.

 

Loin de l’idéologie

 

Car la politique communale est bien ce qu’il y a de plus éloigné de l’idéologie ! Il n’y a que des alliances opportunistes, des dissidences locales, des intérêts personnels qui tissent une carrière. On a beau célébrer, sur le papier, le niveau municipal comme étant la plus proche du citoyen - c’est vrai, mais d’abord dans le sens clientéliste – il est aussi le plus pollué par des pratiques qui n’ont qu’un lointain rapport avec la démocratie. Combien de candidats jouant les utilités sur une liste n’y figurent que comme affiliés d’un clan, de par leur fonction professionnelle en particulier ?

 

On n’imagine donc pas le PS menant une campagne d’ensemble sous le signe d’une opposition frontale au libéralisme économique –au MR- lequel sera en maints endroits le partenaire plus ou moins obligé de demain. On ne l’imagine même pas affichant une préférence généralisée pour la formule de l’Olivier, l’alliance avec le CDH et Ecolo, laquelle se maintient tant bien que mal au niveau régional…

 

Confusion des rôles

 

Phénomène contemporain, les carrières politiques longues, façon Martens, sont devenues improbables. L’instabilité ambiante amène les dirigeants à privilégier un ancrage local, à se ménager une base arrière. Dans un monde politique décrié, les bourgmestres trouvent relativement grâce aux yeux de la population. Et comme il faut « faire des voix », rien de tel qu’une « locomotive » pour assurer le succès d’une liste.

Il est cependant malsain que des gens soient élus triomphalement alors qu’ils n’ont pas l’intention d’exercer leur mandat. (Ceci vaut aussi pour les élections européennes). Confusion des rôles, jeu des chaises musicales : tout ceci relève de pratiques qu’une gauche soucieuse d’éthique se doit de déplorer.

 

Jean Lafont

 

 

     

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 11:15

                                   Cette satisfaction là…

 

Dimanche soir 6 mai. On oublie un moment les analyses, les chiffres, le « troisième tour » des législatives, les espérances ou les craintes, pour ne retenir que cette satisfaction là : Sarkozy est battu !

 

Il a été, dans un style personnel agité, égocentrique et arrogant, l’homme de la classe possédante, accaparant tous les pouvoirs. Dans son dernier avatar (métamorphose), ce candidat des « petits » était toujours et de loin le préféré de la City de Londres et des banquiers de Wall Street.

 

R.I.P. Qu’il aille leur donner des conférences…

 

Et sur l’échiquier européen, c’est une pièce importante qui est tombée, quelque chose comme le fou du roi…

 

 Castor

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:04

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Front national : néo-fascisme et grand capital…

 

Qu’on le veuille ou non, la poussée du Front national en France a éclipsé d’autres aspects du 22 avril. On a beau se dire que Marine Le Pen, avec finalement 17,90 %, n’a fait qu’un pour cent de plus que son père en 2002, il y a cette masse de 6 millions et demi de voix, et sa répartition. Elle se hisse en maints départements au niveau des deux candidats de tête.

 

Le FN a changé de style et de stratégie, la séductrice a opéré, mais il reste un parti dont le fond est le néo-fascisme, un fascisme adapté aux conditions de notre époque, mais prêt à se vendre au grand capital.

 

Le nationalisme ne dérange pas l’internationale des marchés, qui dominent les Etats. Le discours qui attribue aux « étrangers » les maux de la crise ne dérange pas tout un patronat pour lequel la main d’oeuvre à bon marché est une bénédiction.

 

Commis du grand capital, du Cac 40, Sarkozy, travesti en candidat des « petits », court derrière l’électorat du FN de toute la vitesse de ses jambes, avec peu de chance de rattraper Marine. Au fait, il est le favori de Wall Street et de la City de Londres, nos médias se gardent bien de le souligner.

 

En 2005, la France et la Hollande, par referendum, ont rejeté simultanément le projet baptisé  Constitution européenne, qu’on leur a imposé par la suite à petites louchées. Et c’est toute cette eurocratie conservatrice et libérale, basée à Bruxelles et à Francfort, qui, maintenant, s’inquiète du « populisme » qu’elle secrète elle-même !

 

 Mario Draghi, le nouveau président de la BCE, a certes paru offrir une inflexion nouvelle par une perspective de « croissance », avec une idée qui remonte à Jacques Delors. Mais il y a un piège : il faudrait d’abord ratifier cette discipline budgétaire à marche forcée qui a déjà conduit l’Europe du sud à la récession !

 

Si François Hollande est bien élu le 6 mai, et si les élections législatives qui suivent fournissent une majorité à la gauche, la social-démocratie se verra offrir une dernière chance de se mettre en travers de la politique de déflation salariale compétitive menée par « l’Europe » : ceux qui ont peur de  la crise sur les places boursières en subiront une bien pire. Ce sera la crise de la démocratie et la voie ouverte au populo-fascisme.

 

Le débat « Pour ou contre l’austérité » n’a aucun sens. L’austérité pour qui ? Qu’elle s’applique à la classe possédante ! Il faut en finir avec les bonus, les stock- options, les parachutes dorés, les CDS et autres véhicules spéculatifs, les rémunérations indécentes, les taux usuraires. En finir avec toute cette dérégulation qui a fait des marchés financiers les maîtres de la planète.

 

Cela a été le mérite de Jean Luc Mélenchon de ressusciter une gauche de la gauche en France. Près de quatre millions d’électeurs, soit 11, 10 % des suffrages, équilibrent le vote lepéniste. C’est l’aiguillon sur le PS de gouvernement. Le Front de gauche, cependant, c’est le Parti de gauche + le PCF. Cela ne fournit pas une formule clés sur portes à l’exportation.

 

Aux Pays Bas, le libéral Rutte a obtenu du bois de rallonge mais sans les deux partis socialistes. En Grèce, on peut espérer le désaveu des capitulards face à la « troïka ». Et on va voter en Rhénanie -Westphalie. Beaucoup va se jouer en Allemagne, citadelle de la Bundesbank. Feu sur le quartier général !    

 

Robert Falony

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 18:02

La Merkozye frappée, pas encore abattue…

 

Ce qui rend probable la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai est cette évidence que tous les gouvernements sortants paient « la crise » et leur incapacité à résister efficacement aux marchés et à la finance : Irlande, Grande-Bretagne, Portugal, Espagne, Italie autrement, est-ce assez clair ? Et le gouvernement hollandais vient de tomber. La Grèce va voter, et on se demande si les partis qui ont accepté la plongée dans la récession auront encore une majorité.

Le premier tour de l’élection présidentielle française a, en ce sens, frappé au cœur la Merkozye, soit sous la forme, inepte, d’un repli nationaliste vers la « souveraineté nationale », soit sous celle d’une volonté de résistance à gauche.

 

Redoutable séductrice, Marine Le Pen a réussi à améliorer le résultat de son père en 2002. Danger ! A méditer par ceux qui, à gauche, minimisent le souci populaire de la sécurité publique, ou qui, dans un autre registre, sont oublieux de la laïcité.

 

La bonne tenue de la gauche ne peut faire oublier qu’elle n’est pas majoritaire. Elle le serait sans doute encore moins si Mélenchon n’avait pas entrepris de revigorer une gauche radicale qui ne trouvait pas son compte dans les courants du P.S., avec un programme, non de gouvernement, mais de combat populaire. Et il a eu le mérite, au soir même de ce 22 avril, d’appeler sans réserve, sans négociations politiciennes, au vote pour François Hollande, dont il a contribué à « gauchir » le discours.

 

 Si la social-démocratie veut reconquérir le vote populaire, elle doit tenir le langage de l’antagonisme de classe, centré sur l’opposition à la haute finance et à toute sa clique d’experts autoproclamés,  de singes savants, de plumitifs soldés adeptes du « politiquement correct », d’amuseurs de la galerie. Ils encombrent les médias.

 

L’élection française ne peut qu’avoir des répercussions en Belgique. Le populisme de droite façon Le Pen trouve son pendant en Flandre où Bart De Wever a mis le siège devant Anvers. Le libéralisme économique, dont la traduction politique est le MR et l’Open VLD, conduit, derrière sa façade démocratique, à miner la démocratie. Tout un patronat ne bataille pas seulement contre l’indexation des salaires, tel spécimen va maintenant jusqu’à appeler aux délocalisations !

 

Si François Hollande s’installe à l’Elysée, ce qu’on peut raisonnablement escompter maintenant, on peut espérer que la pression libérale et patronale sur l’aile gauche du gouvernement fédéral sera légèrement desserrée, que la donne européenne sera différente.

 

Mais ce n’est pas joué.  

 

A gauche, il y a d’abord un devoir de rigueur. L’impôt doit être réhabilité, non pas seulement comme devoir civique, mais comme instrument de redistribution sociale. La rigueur est aussi de ne pas prendre ses rêves pour des réalités, de se défier du sectarisme et des petites ambitions individuelles.

 

La campagne du second tour en France sera une sale campagne, on peut s’attendre à un  festival de démagogie et à des coups bas d’un Sarkozy aux abois, courant derrière le Front national.

    

Robert Falony

 

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