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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 12:32

  Assistons-nous aux premiers rapports de force entre les peuples et les élites mondialisées ? Les mouvements en Tunisie, en Algérie, et, c’est moins connu, en Islande semblent le confirmer.

 

Le Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc) combinent des pouvoirs « forts » - le pouvoir policier de Ben Ali à Tunis, le pouvoir militaire nationaliste de Bouteflika à Alger et le pouvoir royaliste quasi féodal de Mohammed VI à Rabat – et des politiques néo-libérales dures. L’Islande, c’est différent, c’est une démocratie exercée par le peuple qui a renversé le gouvernement et nationalisé les banques qui avaient ruiné ce pays.

 

Néanmoins, il y a un point commun entre ces quatre pays : un rejet radical des politiques ultra-libérales. La dictature des banques dans un petit pays, entretint l’illusion à une population islandaise mal renseignée d’un enrichissement rapide. Les pouvoirs totalitaires au Maghreb ont imposé un régime économique délaissant le peuple au profit d’une minorité qui contrôle tous les instruments du pouvoir et qui possède plus de 90 % de la richesse.

 

1. Tunisie : la révolte des « diplômés – chômeurs ».

 

C’est pendant la deuxième quinzaine du mois de décembre 2010 que des troubles ont éclaté en Tunisie. Il s’agissait au départ de protester contre une brutale hausse des prix et une pénurie des produits de base et surtout se révolta contre la hogra (mépris) de l’élite à l’égard du peuple. C’est ainsi que, progressivement, est apparu  le mot d’ordre de ce mouvement : liberté, travail, dignité.

 

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La colère en Tunisie n'est pas prête de se calmer.

 

La contestation fut au départ limitée, à en croire les médias locaux placés sous le contrôle du pouvoir. Ben Ali déclara qu’il comprenait la « montée de colère » tout en exprimant de « la compassion et de la fermeté » selon un hebdo muselé. Les choses prirent une tournure dramatique le 17 décembre à Sidi Bouzid (ville du centre-ouest de la Tunisie à quelque 265 km de Tunis) : Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé qui vivotait du commerce ambulant, s’est immolé par le feu. Transporté à l’hôpital de Ben Arous, il décéda le 4 janvier 2011. Entre temps, Ben Ali eut l’indécence de lui rendre une visite médiatisée le 28 décembre. Le héros Bouazizi est le symbole de la jeunesse tunisienne délaissée : celle des « diplômés – chômeurs », des jeune qualifiés après de longues et très chères études, qui sont contraints à des travaux précaires pour survivre ! Ce sont ces jeunes qui descendent dans la rue, prêts à se sacrifier pour assurer à d’autres un avenir meilleur.

 

ben-ali_indecence.jpg

 

Ben Ali a l'indécence de visiter le malheureux

Mohamed Bouazizi à l'hôpital, juste avant sa mort.

 

 Et cela n’est pas nouveau. Depuis 2008, la Tunisie vit au rythme des mouvements sociaux d'une intensité sans équivalent au Maghreb, qui agitent en particulier le sud du pays, et les environs de Gafsa, une région minière où plus de la moitié des habitants ne trouvent pas de travail.  La révolte populaire du bassin minier Gafsa est une grève générale de plus d'un an et demi dans toute la région sud de la Tunisie, qui n'en peut plus d'être marginalisée par le régime en place. Sous-médiatisé par la presse internationale, ce mouvement n'en a pas moins eu des conséquences dramatiques, lorsqu'à la mi-2008, l'armée intervint à Redeyef, petite ville de la région, pour réprimer une manifestation, tuant au passage un jeune homme âgé de 25 ans. Par la suite, plusieurs dizaines de militants et syndicalistes ont été condamnés à des peines de prison ferme, simplement pour avoir informé de ce qui se passait à Gafsa.

 

Néo-libéralisme et totalitarisme forment un couple bien uni. La politique économique est axée avant tout sur l’exportation et le tourisme. Il y a la Tunisie des plages et des clubs de vacances, d’où le peuple est tenu éloigné. Il y a la Tunisie du «miracle économique tunisien», comme on disait dans les années 1990, pour désigner une économie tunisienne dopée par le textile off shore et la délocalisation des centres d'appels. Et cette « nouvelle » économie est appréciée dans les plus hautes sphères internationales : «  En Tunisie, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. »  Qui a prononcé cet éloge ? Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI… Il y a la Tunisie de la réalité sociale, celle d'un pays qui coule, sous le joug d'une famille toute puissante, qui organise sans se cacher la succession d'un président malade, au pouvoir depuis 1987.

 

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Dominique Strauss-Kahn, en expert, apprécie le

régime politique et économique tunisien.

 

Il y a cette Tunisie d’un pouvoir politique aux mains d’une seule famille depuis 1987 et qui a pour instrument la police. En dehors de l'armée, entre 80.000 et 120.000 personnes, sont employées par l'Etat tunisien pour assurer le contrôle de la population. Un habitant sur 100 ! Grâce à ces «fonctionnaires de la répression», l'Etat tunisien dispose toujours d'une formidable machine à collecter des informations, et peut s'en servir contre les opposants au régime. La moindre réunion publique continue d'être étroitement encadrée par la police locale. Et il n'y a aujourd'hui aucun moyen de savoir comment cet appareil répressif réagira à la déstabilisation d'un régime qui l'a créé, et qui le nourrit. Ainsi, Ben Ali, par la traque de ses opposants a réussi à les affaiblir. Il y eut d’abord le parti islamiste Nahda dont il fit emprisonner et torturer tous les dirigeants, avec les félicitations de « l’Occident » pour son efficace lutte « contre le terrorisme ». Ensuite, Ben Ali s’attaqua aux partis démocratiques, en traquant les membres des petits partis des notables locaux et puis en s’attaquant au Parti communiste. Ben Ali est parvenu à vider l'espace politique tunisien de toute organisation partisane crédible. Cela a non seulement aidé à la longévité du régime, mais cette quasi disparition des partis politiques, rend difficile une alternance.

 

Sur le plan syndical, il y a un syndicat unique : l’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens). Cette organisation est inféodée au pouvoir et même si elle soutient le mouvement populaire du bout des lèvres, ne contribuera sans doute pas, à moins d’un revirement fondamental, à renverser ben Ali, sa famille et ses sbires. Cependant, cette belle unité syndicale s’effrite. Deux centrales, celle des PTT et celle de l’enseignement supérieur sont rentrées en dissidence et veulent réunir un congrès de l’UGTT pour décréter une grève générale.

 

Quant à l’armée, elle joue un rôle secondaire dans la société tunisienne, contrairement aux autres Etats du Maghreb. Comme il n’y a pas de contentieux entre la Tunisie et ses deux voisins, l’Algérie et la Lybie, les moyens de l’armée ont été considérablement diminués. De plus, Ben Ali ne souhaite pas voir s’installer un « concurrent » à sa chère police. Comme le disait un jeune manifestant : « Ben Ali n’est pas le président de la Tunisie, c’est le chef des flics ! ». Cela dit, l’armée montre des signes de réticences à participer à la répression. Des soldats ont refusé de tirer sur les manifestants et devant le tribunal de Kasserine, au centre du pays, un des hauts lieux de la contestation,  lundi 10 janvier, en début d'après-midi, une petite dizaine de soldats montaient la garde, autant pour prévenir d'éventuels troubles en son sein que pour protéger les avocats, comme le rapportent plusieurs témoins.

 

Les avocats sont, après les jeunes, le fer de lance du mouvement. En effet, les avocats tunisiens, parmi les premiers à se mobiliser et à subir intimidations et enlèvements, travaillent actuellement à réunir un dossier suffisamment solide pour porter plainte devant la Cour pénale internationale.

 

manif_Tunis_avocats.jpg

 

Manifestation des avocats tunisiens qui veulent en

finir avec la dictature Ben Ali.

 

Cela bouge aussi au Parlement. L'Union démocratique unioniste (UDU, opposition légale, huit sièges au Parlement) a appelé à une action «urgente» du président tunisien et exigé l'«arrêt immédiat» de tirs à balles réelles contre les civils. Ce parti proche du pouvoir «condamne les tirs à balles réelles et exige l'arrêt immédiat de l'usage des armes à l'encontre des citoyens». Il demande en outre au président d'intervenir «d'urgence pour assainir le climat, rétablir la confiance et restaurer le calme», exigeant le jugement de «toute personne ayant ordonné l'usage des armes afin d'éviter au pays le risque d'interventions étrangères dans ses affaires nationales». Dans le texte signé par son secrétaire général Ahmed Inoubli, l'UDU réitère son «alignement et appui aux revendications légitimes et à leur expression par des moyens pacifiques», tout en rejetant les atteintes aux biens publics et privés.

 

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Les manifs en Tunisie : pour des besoins vitaux.

 

Cela commence à faire beaucoup ! Le régime vacille. Ben Ali est intervenu deux fois à la Télévision. Il manie la carotte et le bâton. La carotte, c’est la promesse de 300.000 emplois ! Le patronat tunisien en avait promis, samedi 8 janvier, la création de 50.000 emplois… Il y a comme un hyatus ! Quant au bâton, c’est bien entendu une répression renforcée.  Personne ne croit à ces promesses, mais elles sont le signe d’un pouvoir aux abois. Pourtant, la longue répression des forces politiques hostiles à la dictature de Ben Ali a provoqué un vide politique. Il n’existe pas de structure à même de renverser le pouvoir actuel et de s’installer à sa place. «Notre gros problème, c'est l'absence de perspective politique, indique toutefois Nizar Amami, l'un des responsables de la branche des PTT de l'UGTT, Aucun parti n'émerge, le parti démocrate progressiste (PDP, opposition légale) est trop faible. L'UGTT vient se substituer à l'opposition pour lancer des mots d'ordre, des actions de solidarité, mais pour le projet... Reste que le régime est vraiment déstabilisé, et que l'on a jamais vu ça. Depuis le début, les slogans des manifestants sont dirigés contre Ben Ali et sa famille (en l'occurrence, le clan de sa femme, Leila Trabelsi), dont les gens ne veulent plus. C'est pour ça que la police tue, parce que les dirigeants ont peur. Les signaux envoyés par l'armée, dans ce contexte, c'est très important. À nous maintenant de faire notre boulot pour compenser la faiblesse de l'opposition politique.» (Interview recueillie par le site « Mediapart »).

 

Ben_ali_TV_10-janvier.jpg

  

Ben Ali à la TV : le 10 janvier, c'est la carotte et le bâton. Et

puis le 13 janvier, il promet de partir en 2014, il ordonne à sa

police de ne plus tirer à balles réelles, il promet le pluralisme

politique et enfin une nouvelles baisse des prix des denrées de

base. Paroles, paroles...

  

Oui, il y a du boulot ! Mais le sang continuera à couler s’il n’y a pas un changement significatif dans les plus brefs délais. Selon le quotidien arabe Al Hayat publié à Londres, trois scénarios sont possibles. Le premier : Ben Ali et son entourage veulent à tout prix rester au pouvoir. C’est le cycle provocation – répression. La crise économique s’amplifierait à la suite du recul du tourisme et des investissements domestiques et internationaux, et alimenterait par conséquent la crise sociale. Ainsi, la Tunisie, paradoxalement, pourrait constituer l'étincelle qui embrasera le monde arabe en plus d'un endroit.

Deuxième scénario : Un coup d'Etat militaire et policier dirigé de l'intérieur et de l'extérieur, sacrifiant Ben Ali et sa famille afin de préserver le régime et de poursuivre la même politique, avec certes un peu moins de violence. Il serait porté par un homme « providentiel »qui tiendrait le même discours que Ben Ali. Or les Tunisiens n’accepteront plus les promesses.

Troisième hypothèse : Un changement qui viendrait de l'intérieur du régime, dirigé par des hommes qui ne jouent pas le même vieux jeu que Ben Ali, mais comprennent que les choses ont changé et acceptent d'instaurer un gouvernement d'union nationale avec les forces représentatives. Sa tâche consisterait à mettre un terme à l'état d'urgence non déclaré dans lequel le pays vit depuis 1991, d'apurer le climat par une amnistie générale et de préparer des élections présidentielle et législatives libres et transparentes dans des délais courts.

 

Eh bien ! Aucune de ces trois hypothèses ne tient la route, car elles oublient un élément essentiel : le peuple. Sans la participation du peuple, rien n’ira. Il est vrai que le propriétaire d’Al Hayat est un prince saoudien… Les dirigeants – affairistes du monde arabe prendraient-ils peur ?

 

En tout cas, la contestation s'étend. Elle atteint la capitale Tunis où les autorités ont décrété le couvre-feu. Le clan Ben Ali commence à paniquer. Ce 13 janvier, Ben Ali s'est adressé une fois de plus aux Tunisiens via la TV. Ce n'est que la troisième en quinze jours ! Il annonce qu'il ne se représentera plus en 2014 - la belle affaire, il vient d'être réélu -, qu'il a ordonné à la police de ne pas tirer à balles réelles sur les manifestants - Aurait-il peur de devoir rendre des comptes à une Cour pénale internationale ? -, enfin, il a demandé une baisse du prix des denrées de première nécessité. Cela sera la troisième... Ben Ali a également promis la liberté d'expression dans les médias et le pluralisme politique.  Chiche !

 

S'il croit que le mouvement s'étouffera avec ses belles promesses, il se trompe lourdement. Le peuple tunisien n'accepte plus les promesses. Ben Ali et son clan doivent partir. Mais est-il possible d'instaurer un pouvoir réellement démocratique et social à sa place ? C'est toute la question.

 

 

Pierre Verhas

 

Demain : n° 2 l’Algérie, le Maroc et… l’Europe

 

 

 

 

 

 



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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 20:47

 Bon, c’est entendu, les marchés financiers existent, au point qu’ils font la loi : en somme, c’est Standard & Poor’s qui  dirige la Belgique. Il n’empêche : quand les sociaux-chrétiens flamands refusent la proposition Reynders de doter le gouvernement Leterme de pouvoirs « forts », mais acceptent la confection du budget de 2011, acte politique par excellence, puisqu’il couvre tout, il ne s’agit manifestement plus d’ « affaires courantes ».C’est : « Lapin, je te baptise carpe »…

 

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Le CD&V dit "oui mais non" à Reynders.

 

Puis, on nous explique que les chiffres sont bons, meilleurs que prévu, que ce budget existe déjà en pointillé, que les mesures à prendre seront indolores, dixit Joëlle Milquet, bref que tout va bien. Il n’empêche que, toujours pour « rassurer » les marchés, on veut donner un coup de pouce de plus, ramener le déficit en dessous de la barre des quatre pour cent de PIB. Part de naïveté : la situation belge n’est qu’un prétexte pour la haute finance internationale, qui n’a jamais aimé l’euro, entrave à la spéculation sur les changes. Au fait, on n’entend pas beaucoup le ministre des Finances de la Belgique se ranger parmi les partisans d’emprunts obligataires européens.

 

Indolore, disent-ils…

 

Le gouvernement Leterme comme tel n’a plus de majorité dans le Parlement élu en juin : 70 sièges sur 150 à la Chambre, sans l’Open VLD qui provoqua la crise, mais qui fera sans doute l’apport sur le terrain budgétaire. Quand même pas les socialistes flamands !

 

Car l’exercice pourrait être moins « indolore » que le disent les excellences, même si « l’austérité » reste promise pour 2012… Deux milliards d’euros ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval…

 

Autre aspect des choses : avec Leterme remis bien en selle, le cirque de la négociation communautaire peut reprendre… pour un certain temps. Le scénario d’élections rapprochées retrouve même un peu plus de crédibilité…

 

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Yves Leterme remis en selle...

 

Du moins si la négociation relancée sous l’égide de l’indispensable Vande Lanotte devait quand même finir par échouer, au cas où la NVA continuerait d’ignorer ce qu’est un compromis.

 

Parallèlement, on apprenait que le Forem veut « catégoriser » les chômeurs wallons en quatre groupes. Même au « Soir », on se demande s’il ne s’agit pas d’en renvoyer une partie du côté des CPAS ? Et d’améliorer la présentation statistique ?

 

Plus que jamais, l’heure doit être à la mobilisation syndicale face aux serviteurs des marchés financiers.

 

Jean Lafont.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:06

De quoi je me mêle ?

 

Notre Souverain soi-disant dépouillé de tous ses pouvoirs, vient de donner ses instructions à Yves Leterme, Premier ministre démissionnaire et grand meneur d’affaires courantes, selon l’agence Belga citée par le site de la Libre Belgique.

 

« Le roi Albert II a demandé lundi au premier ministre démissionnaire Yves Leterme que son gouvernement en affaires courantes prépare le budget 2011 « avec comme objectif que le solde de ce budget soit meilleur que celui convenu avec les autorités européennes ».  Et puis, Rudi Thomaes, président de la FEB y est allé de son coup de gueule : « Le monde politique doit prendre le temps pour trouver un accord mais cela a assez duré maintenant. Cela ne peut plus se poursuivre comme cela ! ». Ceci explique sans doute cela.

 

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Rudi Thomaes (FEB) sait qu'il sera entendu !

 

Ainsi donc, le Sire intervient dans les choix politiques du gouvernement en « affaires courantes » – bien sûr dans le sens des diktats néolibéraux de la FEB et de la Commission européenne et même au-delà – pour la confection du budget 2011. On doit faire mieux que ce qu’exige l’Europe ! Voilà l’injonction de Sa Majesté, sans doute en préalable à la formation d’un « gouvernement provisoire » tant désiré par Didier Reynders.

 

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Albert II dicte ses "ordres" à Yves Leterme

 

Le Parlement élu démocratiquement ? Pour mémoire ! Les négociations politiques préalables à la confection de tout budget ? Inutile !

 

Les Saxe Cobourg seraient-ils nostalgiques du bon temps du « despotisme éclairé » de leurs ancêtres ?

 

L’impôt des sociétés, à quoi cela sert ?

 

Notre bon Roi Albert II ferait bien de se préoccuper, dans ses soucis budgétaires, de la perception de l’impôt des sociétés, car, toujours selon la Libre Belgique :

 

« Au cours de l'exercice 2007, 30.474 entreprises belges n'ont pas fait de déclaration à l'impôt des sociétés. En 2008 et 2009, ce chiffre a respectivement atteint 32.019 et 34.445 entreprises, selon un décompte encore provisoire livré par le ministre des Finances Didier Reynders en réponse à une question écrite du député Dirk Van der Maelen (Sp.a).

 

dirk_van_der_maelen.jpg

 

Dirk Van der Maelen (SPa) : un parlementaire

vigilant

 

Le chiffre pour l'année 2007 de 30.474 entreprises est un peu en-deçà du chiffre de 31.581 enregistré en 2004.

 

11.376 de ces 30.474 entreprises étaient localisées en Flandre, contre 9.833 à Bruxelles et 9.265 en Wallonie, précise encore le ministre des Finances. »

 

Comprimer les dépenses sociales, cela on ne l’oubliera pas. Quant à l’impôt des sociétés, est-ce vraiment nécessaire ? Et puis, il ne faut pas oublier « la compétitivité des entreprises », mon bon Monsieur !

 

PV

 

 

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:44

La députée étatsunienne démocrate Gabrielle Giffords, une militante active de la nouvelle législation sur l’assurance maladie obtenue de haute lutte au début 2010, a été froidement abattue samedi 8 janvier par un tireur lors d’un meeting à Tucson, capitale de l’Etat d’Arizona. Elle lutte contre la mort à l'hôpital. Plusieurs personnes assistant à cette réunion ont été tuées ou blessées, dont un enfant et un juge.

 

Gabrielle Giffords âgée de quarante ans est une avocate de Tucson et avait été élue au Congrès américain, une première fois en 2006. Elle a été réélue, pour la troisième fois, lors des élections à mi-mandat de novembre dernier. C’est un exploit dans un Etat réputé pour son racisme, sa haine à l’égard de Washington, sa législation la plus laxiste sur les armes. Mais cette réélection ne se fit pas sans heurts. Madame Giffords fit l’objet de menaces, d’actes de vandalisme à son domicile, d’attaques haineuses depuis l’adoption de la loi sur l’assurance maladie. C’est une démocrate centriste militante. Elle a été en effet parmi les dix-neuf députés démocrates à avoir voté contre la démocrate Nancy Pelosi comme speaker (équivalent de chef de groupe politique) car elle la considérait comme trop conservatrice. Elle critiqua aussi le président Obama qui avait refusé d’envoyer la garde nationale à la frontière avec le Mexique afin de lutter contre l'immigration clandestine mais aussi contre les milices privées qui traquent les Mexicains cherchant à pénétrer aux Etats-Unis.

 

 gabrielle_giffords.jpg

 

Gabrielle Giffords prêtant serment au Congrès de Washington

après avoir été réélue en novembre 2010 à l'élection de mi-mandat

 

 

Le shérif du comté de Pima où le drame s’est déroulé, chargé de l’enquête, a lui-même dénoncé le climat de violence et la « rhétorique incendiaire » qui règne actuellement en Arizona (le « Monde » 9 novembre 2011).

 

carte_sarah_palin.jpg

 

La carte par laquelle Sarah Palin conseilla de voter pour des candidats

"tea party" dans des circonscriptions symboliquement visées par une

cible (l'Etat d'Arizona, avec trois  circonscriptions visées dont celle de

Gabrielle Giffords est en bas à gauche de la carte).

 

Cette tragédie n’est malheureusement pas une surprise. Lors de la campagne électorale de novembre, Sarah Palin, l’ineffable gouverneur d’Alaska, ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis et égérie du « tea party » avait diffusé une carte des circonscriptions que les sbires de cette association ultraconservatrice devaient absolument conquérir. Les circonscriptions visées (c’est le cas de le dire !) étaient indiquées par une cible ! Il va sans dire que celle de Gabrielle Giffords figurait sur cette carte. La cible n'a pas été atteinte par la voie démocratique, elle a été touchées ainsi que d’autres victimes par la violence d’un tireur. Voilà où mènent les appels à la haine ! Et Sarah Palin a eu l’indécence de présenter ses condoléances aux victimes de ce carnage !

 

Pierre Verhas

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 11:44

Le prophète Frère et les vieux militants

 

Albert Frère, le milliardaire qui a préféré investir en France plutôt qu’en Wallonie d’où il est issu, prédit une catastrophe pour la Belgique si la crise politique n’est pas résolue rapidement. Il avertit : « Les marchés seront impitoyables ! ». (Voir "Le Soir" du 8 janvier 2011)  En clair, les « marchés » - autrement dit les banques – sont les maîtres.

 

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Didier Reynders et Albert Frère : un petit godet

entre amis

 

Pourtant, il y a plusieurs moyens de sortir de cette spéculation qui démolit tout sur son passage. L’un d’entre eux, c’est Chevènement, l’ancien représentant d’une gauche républicaine française, qui l’a proposé : « Il faut qu’on trouve un équilibre entre le principe de solidarité et le principe de responsabilité. Je fais trois propositions : doubler le montant du fond de stabilisation ; permettre à la banque centrale européenne de racheter en quantité des titres pour casser la spéculation ; et étudier les conditions dans lesquelles on pourrait lancer des «eurosbonds». Si par ailleurs, il y a une initiative de croissance au niveau européen, je pense, peut-être qu’on pourrait sauver l’euro. Mais l’Allemagne étant hostile à toutes ces propositions, il y a très peu de chances qu’elles se réalisent. Voilà pourquoi je préconise une mise à l’étude d’un plan B, une sortie organisée de l’euro » (débat entre Jean-Pierre Chevènement et Jacques Julliard sur la gauche et la nation organisé par "Marianne2.fr").

 

 

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Jacques Julliard et Jean-Pierre Chevènement : c'est chez les vieux

militants qu'on trouve les meilleures idées.

 

Débat de vieux chevaux de retour ? Non, analyse lucide de deux militants de gauche face à la dictature affairiste. Néanmoins, sortir de l’Euro serait la pire des solutions. Il faut se battre pour convaincre les Allemands de changer de politique en leur montrant que c’est aussi leur intérêt. L’ennui, confier cela à des Sarkozy ou à des Berlusconi, c’est rêver en couleur !

 

Didier au service des banques

 

À propos de Sarkozy, son principal admirateur et supporter en Belgique, Didier Reynders, souhaite la constitution rapide d’un gouvernement aux compétences limitées. Traduisez : un gouvernement de « techniciens » dépolitisés au service des grands intérêts financiers, pardon, des « marchés ».

 

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Didier Reynders décorant Nicolas Sarkozy :

Que de points communs au service des "marchés"...

 

Finalement, quand on voit le copinage entre l’indécrochable grand argentier belge et le lion gavé des Flandres, qui ont becqueté chez « Brunau » (publicité non payée) et puis discouru au très patronal « Cercle de Wallonie » à Namur, il ne faut guère s’étonner.

 

Maintenant, tout le monde admet cette réalité aveuglante : la crise belge est un conflit gauche – droite, sur fond de querelles communautaires. Il a fallu le temps !

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:05

Nous étions quelques journalistes ce vendredi 7 janvier, à rendre un dernier hommage, avec sa famille et ses amis, à Didier Caudron. Homme de cœur et de conviction, il était intéressé par notre initiative d’Osons le socialisme, mais la distance l’a empêché d’assister à nos réunions.

 

Ennemi du dogmatisme, il était de gauche, sans forfanterie. Il fut quelque temps conseiller de presse, mais c’est le journalisme qui le passionnait. Et la musique ! Nous penserons encore à lui.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:52

 

Une dictature au sein de l’Union européenne ?

 

Quels lourds symboles dans cette débile présidence tournante de l’Union européenne ! Après celle d’un pays incapable de former un gouvernement, celle d’un pays qui vient de supprimer la liberté de la presse !

 

Le cas hongrois est le plus intéressant pour illustrer l’avenir qui nous menace, pas à Minsk ou à Abidjan, mais ici en Europe occidentale. Si les Hongrois ont massivement voté à droite en avril 2010, c’est à force de dégoût envers une « gauche » qui avait appliqué les pires recettes du FMI : réduction massive des dépenses sociales et des retraites, TVA passée de 20 à 25 %.

 

La droite de Viktor Orban offrait le dérivatif si commun de l’opium nationaliste pour faire oublier la situation sociale. Faut-il remonter au traité de Trianon de 1920, qui amputait la Hongrie à l’excès ? C’était une idiotie comme le traité de Versailles, mais on ne peut quand même pas en revenir aux frontières de 1914…

 

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Viktor Orban surnommé le "Viktateur"

 

Et voyez maintenant les vertueux défenseurs de la « démocratie » et des valeurs libérales, les Barroso et les Van Rompuy, se contorsionner pour ne pas trop fâcher le nouvel homme fort de Budapest – faut-il évoquer Horthy entre les deux guerres ? Ils prennent une moue dubitative, expriment des « doutes », s’entretiennent avec le mouton noir… Déclencher une vraie crise de la présidence de l’Union ? Vous n’y pensez pas, cela ferait mauvaise impression sur les marchés financiers…

 

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Barroso et Van Rompuy : les marchés financiers d'abord, la liberté de la presse, après, peut-être

 

Tunisie : sale temps pour Ben Ali…

 

Les peuples commencent à se révolter partout. Le dictateur tunisien Ben Ali – un bon ami de Sarkozy- est confronté à des mouvements de rue qui débordent sa police politique. A partir du cas d’un infortuné privé de son gagne-pain et qui s’est suicidé par le feu…

 

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Ben Ali : bientôt la fin ?

 

R.F.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:37

 

Plus de six mois de crise gouvernementale pour découvrir que la NVA n’aime pas cette négociation avec cinq partis sur sept trop « à gauche » ? Que l’ex grand parti social-chrétien flamand est devenu un satellite de Bart De Wever, sans ligne propre, phagocyté par le nationalisme ? Pour que le président du PS, sans doute quelque peu penaud, mais il faut bien « sauver le pays », doive se résigner à une offre de service au MR ? (On pourrait se demander, mais la grande presse ne le fait pas, à quoi servent encore les élections si les vaincus doivent rester au gouvernement…).

 

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Bart De Wever gagne à tous les coups.

 

 

Nul ne peut ignorer qu’en cas de participation libérale au pouvoir fédéral, le rapport des forces sera moins favorable encore au PS, quand cette équipe, sous couleur de nécessité budgétaire urgente, prendra des décisions dont les exemples ailleurs en Europe indiquent assez le sens… Avec candeur ou avec cynisme, Charles Michel, sans doute le prochain président du MR, déclare à un hebdo que « sur le plan socio-économique, c’est le MR qui est le plus proche de la majorité des partis flamands » (1).

 

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Charles Michel à la NVA : nous sommes

si proches !

 

 A ce jeu, les nationalistes du nord gagnent à tout coup :

 

- Quelle que soit l’issue de la crise, ils n’obtiendront pas moins sur le terrain communautaire que ce que le compromis Vande Lanotte (une merveille d’équilibrisme dans la catégorie des compromis classiques à la belge…) leur garantissait déjà.

 

vande_lanotte.jpg

 

Johan Vande Lanotte : l'impossible équilibre

 

- Ils savent que le MR n’a pas vocation de défendre la Sécurité sociale unitaire. Ils obtiendront plus sur ce terrain qu’avec un social-démocrate flamand.

 

- Si la crise ne trouve pas d’issue, leur seule conclusion sera évidemment que le « modèle belge » ne fonctionne plus du tout. Cqfd pour le César flamand. Pourquoi devrait-il « prendre ses responsabilités » ? 

 

Le personnel politique classique doit davantage prendre conscience de la désaffection des masses face à ce « cirque ». Le danger est que cette désaffection profite en dernière analyse à l’espèce de nationalisme populiste qu’incarne De Wever en Flandre, Bossi en Italie du nord, et… Viktor Orban (lire par ailleurs) en Hongrie. Vae Victis, comme dirait précisément le personnage…

 

Et le taux des emprunts belges ? Le gouvernement, d’affaires courantes ou pas, pourra toujours en placer en Chine, cela commence à se faire dans la non Europe…

 

Jean Lafont.

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(1) « Télé Moustique » du 1ier janvier.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:40

 

Face aux poncifs, aux clichés, aux idées toutes faites, diffusons le contraire de la pensée unique ! Adresse de contact : fal.roberty@skynet.be

 

Les « primaires » : un système inadéquat pour la gauche…

 

La révolte gronde à travers toute l’Europe, face aux programmes d’austérité à sens unique et aux plans du FMI. A Londres, à Paris, à Berlin, à Rome, les gouvernements s’agrippent  sur des bases politiques de plus en plus fragiles. Voyons le cas français.

 

Lorsque De Gaulle instaura l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel, en 1962, cette réforme, taillée sur mesure pour lui, allait faire désormais du président le pivot de toute la vie politique, dans la vieille tradition  bonapartiste de la France. L’usage qu’a fait de la fonction Nicolas Sarkozy -jusqu’à la caricature- est unique en Europe occidentale. La longue parenthèse Mitterrand refermée, l’Elysée est devenu à nouveau un lieu comme inaccessible à la gauche. Pire : au sein du parti socialiste, les courants d’idées se sont affaiblis, se sont transformés en écuries de course pour la « présidentielle ». Même Arnaud Montebourg, héraut d’une « sixième République » a été réduit à ce jeu là.

 

La méthode des « primaires » pour désigner le principal candidat de la gauche, importée d’Italie où elle n’a produit que des déceptions, est-elle une bonne solution ? Ouverte à quiconque se voit électeur vers la gauche, sans être membre d’un parti, elle n’élimine pas les jeux d’appareil. Elle traduit en fait l’américanisation de la vie politique : aux Etats-Unis existent des « open primaries » qui mesurent la popularité des candidats. Le charisme personnel de ceux-ci, non leurs projets, devient l’élément essentiel. Les sondages font office de diktats. C’est la médiacratie.

 

Les « primaires » en France, pour le PS, opposeront et opposent déjà publiquement des candidats, ce qui n’est pas la meilleure manière de rassembler un large front de gauche pour battre Sarkozy.  Rappelons qu’en 2002, Jospin a été éjecté au premier tour à cause de la fragmentation des suffrages : il y avait en tout dix-sept candidats en lice !

 

Qu’en est-il au seuil de 2011 ?

 

De Ségolène Royal, avec ses défauts et ses qualités, on ne peut dire qu’une chose : avoir échoué en 2007 la disqualifie. En Grande-Bretagne, le leader de parti qui est battu aux élections s’efface. L’hypothèque Strauss-Kahn, elle, pèse lourdement sur le PS : comme individu, on peut bien naturellement le préférer à un Sarkozy. Mais si on considère le Fonds monétaire international, qu’il dirige, et ce que sont les programmes du FMI appliqués à la Grèce, à l’Irlande, et ailleurs, il faut bien conclure que Sarkozy et DSK, c’est, pour reprendre un mot célèbre, bonnet blanc et blanc bonnet. Un tel candidat sous le drapeau du PS ne pourrait que diviser la gauche au second tour ! Le travail en profondeur de la première secrétaire Martine Aubry est autrement intéressant, avec une tentative de rénovation idéologique que n’offrent pas François Hollande ni, plus à droite encore, Manuel Valls.

 

A gauche du PS, Jean-Luc Mélanchon peut rassembler au premier tour, et son « populisme » est un bon antidote à celui de l’extrême droite.

 

En Allemagne, en France, en Italie, une social-démocratie qui parait à bout de souffle a quand même la chance, hors des « devoirs » de l’occupation du pouvoir, de pouvoir se mettre enfin en quête d’un programme et d’une perspective, autres que celle, débilitante, de « rassurer les marchés ». Poussées par les révoltes à la base des victimes de la crise financière et de la récession, les organisations syndicales  tentent d’organiser une résistance : un front de gauche uni est un impératif.

  

Robert Falony.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 21:38

 

Il y a 18 ans, à Rio en 1992, il y avait déjà eu une conférence célèbre pour « sauver la planète », comme on dit. Non : sauver l’humanité sur la planète…Ces 18 ans représentent la somme du temps perdu en décisions minimalistes, en marchandages sordides, en fausses solutions…

 

Au moins, le clan des « climato - sceptiques », largement financé par les magnats du pétrole, est-il aujourd’hui en pleine déroute scientifique…

 

Ce qu’il y a de positif à l’issue de la conférence de Cancun est que le texte final est « onusien », mondialiste : c’est précisément le cadre le plus difficile. La suite est renvoyée à Durban en 2011… Il sera alors moins cinq pour sauver le protocole de Kyoto, dont la Russie et le Japon ont affiché le peu de cas qu’en font leurs dirigeants…

 

L’objectif de maintenir au cours du siècle le réchauffement climatique à la limite des deux pour cent reste affiché… sauf que personne ne peut dire comment, puisque les émissions de CO 2 continuent de croître à un rythme incompatible avec le but recherché…

 

Les voix officielles hésitent à l’avouer, mais depuis la « crise » économique et financière, les bonnes intentions « vertes » ont été tout simplement refoulées au second plan : d’abord la croissance, la compétition, et bien entendu les profits… A Cancun, une seule voix s’est élevée  pour accuser le système capitaliste comme tel : celle de la Bolivie. 

 

evo_morales.jpg

 

Evo Morales, le Président bolivien, n'en reste pas là : il a déposé un recours

à la Cour de Justice de la Haye contre les conclusions de Cancun.

 

Au lieu d’avoir un  marché des quotas de CO 2, il eut fallu que chaque nation face un effort de réduction nette de ses émissions ! Il est vrai que le monde dit en voie de développement était fondé à revendiquer que les nations industrielles les plus polluantes, les Etats Unis en tête, supportent l’effort principal. Mais aujourd’hui il ne faut plus abuser de la notion de sous-développement : la Chine est devenue pratiquement la seconde puissante économique du monde, et pollue autant que l’Amérique…

 

Le spectacle de Washington et de Moscou se renvoyant la balle de la responsabilité centrale n’est qu’une fuite honteuse face à la gravité du problème. Mais peut-être les magnats de l’industrie et les bureaucrates assoiffés de puissance économique ne sont-ils pas tellement émus par des inondations aussi catastrophiques qu’au Pakistan, par les incendies, par les cyclones plus fréquents : ce ne sont pas eux qui seront jetés sur les routes…

                                                  

Robert Falony

 

 

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