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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 16:00

Il n’y a pas de « TINA »

 

« TINA » est le fameux acronyme des néolibéraux inventé par feu la charmante Margaret Thatcher : « There Is No Alternative ». Eh bien dans une excellente interview à David Coppi du « Soir » du 24 janvier, le député européen PS français Liem Hoang-Ngoc démontre que c’est faux ! Il participait à une « chaire d’économie et de finance alternative » organisée par l’Institut Emile Vandervelde (bureau d’étude du PS francophone belge).

 

Nous en reproduisons ici des extraits significatifs.

 

À propos de TINA : « Tina repose sur trois axiomes : les marchés financiers son efficients, pas besoin de les réformer ; la Banque centrale ne doit pas trop intervenir ; l’Etat est le problème, pas la solution. » Après la crise financière de 2008, les libéraux « ont tellement (…) eu chaud aux fesses » qu’ils ont ouvert le jeu sur la régulation financière des marchés financiers. « La Banque centrale s’est montrée plus pragmatique, plus keynésienne que monétariste, injectant des liquidités quand cela a été nécessaire. » Mais le troisième axiome « reste intact ». « Tina a pris un peu l’eau » (…) mais « l’idée selon laquelle l’Etat reste le problème domine tant et plus et aujourd’hui, tout gouvernement soutient qu’il faut réduire la dépense publique. Contresens ! En attendant, la seule politique monétaire ne suffit pas pour faire face à la déflation qui menace : la pression à la baisse sur les prix et les salaires en raison d’une insuffisance de la demande. »

 

Selon Liem Hoang-Noc, il y a un tabou. « Là où les Etats-Unis ont relancé la croissance chez eux, grâce à la politique budgétaire, chez nous, en Europe, on mène les politiques restrictives les plus dogmatiques ! »

 

On en arrive aux menaces sur le modèle social : « L’idéologie dominante désigne précisément le modèle social comme étant à l’origine de la crise ! Alors que c’est le comportement des banques. » Les finances publiques ont dû sauver le secteur financier (voyez Dexia, par exemple, qui est d’ailleurs loin d’être sauvé. NDLR). Cela s’est fait bien entendu au détriment du secteur social.

 

Par contre, le modèle social fonctionne bien d’après le député européen. « Les régimes de retraite ont, peu ou prou, été réformés et mis à l’équilibre dans les pays européens et on continue à tenir le discours selon lequel il faudrait réduire les dépenses publiques et sociales ! » Et il rappelle une nécessité : « Ce sont là [les dépenses sociales] des amortisseurs de crise importants qui contribuent à soutenir le pouvoir d’achat. »

 

Le Socialiste français regrette que François Hollande soit « tombé amoureux de Tina… » Et un petit mot gentil pour les Socialistes belges qui l’invitaient : « Le PS belge est resté social-démocrate malgré le fait qu’il est en coalition, là où le PS français est en train de dériver vers le social-libéralisme. »

 

Liem plaide pour une politique budgétaire de relance. Quant à la dette, il analyse : « Les taux d’endettement nous contraignent mais il est possible de faire une consolidation budgétaire intelligente en adaptant le rythme de réduction des déficits à la conjoncture. » Et il ajoute : « Sans interdire les dépenses d’investissements publics. » Bien sûr, les libéraux ne sont pas d’accord. « Mais ce sont les politiques néolibérales qui ont creusé la dette : elles ont voulu réduire à marche forcée les déficits, ce qui a tué la croissance, fait baisser les recettes fiscales, insuffisantes pour assurer le désendettement. »

 

Ce sont les politiques néolibérales qui nous creusé la dette : « elles ont voulu réduire à marche forcée les déficits, ce qui a tué la croissance, fait baisser les recettes fiscales, insuffisantes pour assurer le désendettement. »

 

Les Socialistes ont leur responsabilité dans cette évolution. « Il ne vous a pas échappé que l’idéologie néolibérale avait pénétré la social-démocratie… Cela avait commencé avec Tony Blair et Gerhard Schröder et, aujourd’hui, François Hollande (…) Ils sont en train d’adopter des politiques dites de l’offre quand les politiques de la demande sont nécessaires. »

 

Enfin, le député européen fustige les partisans de la décroissance à gauche. « Si vous ne faites pas de croissance, vous n’avez pas l’abondance nécessaire pour aller à l’idéal socialiste : à chacun selon ses besoins ! (…) Alors, le truc baba cool de 68 ? Je ne suis pas dans ce trip. Ce sont des problématiques de petits bourgeois. »

 

P.V.

 

Cela bouge à gauche en France et… en Europe.

 

Dans le même ordre d’idées, un nouveau mouvement vient de naître en France, dissident du PS, « Nouvelle donne ». Il a été fondé par l’économiste Pierre Larrouturou, économiste, ancien conseiller de Michel Rocard, membre du bureau du PS français et fondateur du « Collectif Roosevelt ». Rappelons-nous, c’est Larrouturou qui, avec Rocard, avait dénoncé les pratiques scandaleuses de la Banque centrale européenne qui prêtait de l’argent aux banques privées à des taux d’intérêt ridicules, de l’ordre de 0,1 %, qui les réinjectaient dans la dette publique des Etats à des taux pouvant aller jusqu’à l’ordre 6 à 7 %.

 

Aujourd’hui, Pierre Larrouturou n’est plus du tout en phase avec le PS dans lequel, dit-il, il n’est plus possible d’avoir de débat. Il y a deux ans, il avait déposé au Congrès du PS de Toulouse avec feu Stéphane Hessel une motion intitulée « Oser plus loin, plus vite » (http://www.parti-socialiste.fr/congres/motion/oser-plus-loin-plus-vite) qui aborde les problèmes du monde dans leur globalité : la dette, le climat, la crise, la citoyenneté, etc. Elle propose plusieurs solutions tout à fait nouvelles. Cette motion recueillit quelque 10.000 signatures de militants. Elle fut évidemment rejetée, car minoritaire.

 

Le collectif « Roosevelt » a repris en grande partie les idées émises dans cette motion. Au départ, il s’agissait d’un groupe de réflexion et d’action qui propose quinze réformes :

 

  1. diminuer le taux d’intérêt la vieille dette ;

  2. créer un impôt européen sur les bénéfices des entreprises ;

  3. annuler une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches ;

  4. Boycotter les paradis fiscaux ;

  5. Limiter au maximum les licenciements ;

  6. Sécuriser les précaires ;

  7. Séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires ;

  8. Créer une vraie taxe sur les transactions financières ;

  9. Imposer le respect des normes sociales et environnementales dans le commerce mondial ;

  10. Investir dans une vraie politique du logement pour baisser les loyers et créer massivement des emplois ;

  11. Déclarer la guerre au dérèglement climatique ;

  12. Développer l’économie sociale et solidaire ;

  13. Négocier un autre partage du temps de travail et un autre partage des revenus ;

  14. Faire éclore la démocratie en Europe en changeant radicalement les institutions ;

  15. Négocier un vrai traité de l’Europe sociale.

 

 

Ce programme est repris par le parti qu’a fondé en France Pierre Larrouturou, « Nouvelle donne ». Il rassemble des personnes issues de la gauche, de la gauche de la gauche et du centre qui sont déçues des formations existantes. Il se présente aux prochaines élections européennes.

 

« Nouvelle donne » qui reprend en gros le programme du collectif Roosevelt et les termes de la motion « Oser plus loin plus vite » a deux atouts. La nouvelle formation rassemble des personnalités connues des différents courants de la gauche et a une analyse intelligente et un programme cohérent et réaliste. Cependant, vu sa nouveauté et sa quasi nulle implantation locale et régionale, « Nouvelle donne » a peu de chances d’obtenir un résultat électoral.

 

Est-ce cependant le début d’un renouveau à gauche ?

 

P.V.

 

 

Reynders répond à Michel.

 

« Je songe à un gouvernement de centre-droit. Mais avec qui à bord, c'est un choix qu'il appartiendra à l'électeur de faire, je n'ai pas d'exclusives », a déclaré Didier Reynders sur la chaîne télé flamande indépendante VTM. Il rappelle avoir pris langue avec la N-VA à plusieurs reprises dans le passé, « mais envisager un programme de gouvernement nationaliste, c'est impossible ».


« Nous voulons plus de libéraux à bord mais pas de nouvelle réforme de l'Etat. Il nous appartient de mettre correctement en œuvre l'actuelle réforme de l'Etat, et le gouvernement aura suffisamment à faire avec un programme socio-économique », précise le Liégeois néo-Ucclois.

 

L’actuel ministre des Affaires étrangères ajoute que si la NV-A ne laisse pas de côté ses ambitions institutionnelles, « ce sera un point de rupture ».

 

Or, Bart De Wever a été clair. La NV-A met la priorité sur le socio-économique. Il préconise donc une trêve institutionnelle.

 

Donc, MR et NV-A sont bien d’accord pour faire un (long) bout de chemin ensemble pour imposer un programme néolibéral à la plus grande satisfaction du VOKA et de la FEB.

 

Aussi, comme Charles Michel la semaine dernière avec le CD&V qui sera le second rôle obligé d’un gouvernement de droite, Didier Reynders aujourd’hui, cadre bien son accord avec le partenaire principal de la coalition qu’il rêve : la NV-A.

 

Alors, tout baigne. Enfin, il faudra sans doute attendre ce que l’électeur en pensera.

 

P.V.

 

 

 Sondage inquiétant en France

 

Un sondage reste un sondage, certes. Mais il est une indication. Les listes du Front National de Marine Le Pen arriveraient en tête aux élections européennes de mai 2014, suivies par celles de l'UMP et celles du PS, selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD).

 

Selon ce sondage, les listes du Front National obtiendraient 23% des voix, celle de l'UMP 21% et celles du Parti socialiste et du Parti Radical de Gauche 18%.

Viendraient ensuite, les listes de L'Alternative, le nouveau parti centriste dirigé par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, qui récolteraient 11% des voix, celles de Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon (9%) et les listes d'Europe Ecologie Les Verts (7%).

 

C’est assez inquiétant pour la gauche qui se retrouve en troisième position, la gauche de la gauche et les écologistes étant laminés.

 

Comme disait Pierre Larrouturou hier à « On n’est jamais couché » : « Le prochain Parlement européen risque d’être composé de fachos et d’eurosceptiques. »

 

Joyeuses perspectives !

 

P.V.

 

Manifestation contre la loi anti-avortement en Espagne

 

Rappelons la manifestation organisée par plusieurs associations féminines et laïques pour protester contre le projet de loi du gouvernement espagnol de droite d’abroger la loi de dépénalisation de l’avortement dans ce pays.

 

Il faut attirer l’attention de toutes et de tous sur le fait que la dépénalisation de l’avortement n’est pas un droit acquis définitivement et peut être menacée comme c’est le cas en France et en Suisse, en plus de l’Espagne.

 

Le rassemblement aura lieu le mercredi 29 janvier à 17 heures devant l’ambassade d’Espagne (19 rue de la Science à Bruxelles, entre la rue Belliard et le square Frère Orban). Un cortège se formera pour se rendre ensuite au Parlement européen. Venez nombreux.

 

Osons le socialisme

 

 

 




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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 17:01

Bruits de bottes en Afrique

 

 

La France ne s’en sort pas dans ses interventions au Mali et en Centrafrique. Elle est incapable de mettre un terme aux horreurs qui s’y déroulent. Aussi, fait-elle appel aux Européens.

 

De Crem qui vise le secrétariat général de l’OTAN est évidemment prêt à y aller s’il y a le feu vert de l’ONU, ce qui ne saurait tarder.

 

Depuis 1990, l’armée belge n’est jamais tant intervenue sur des théâtres d’opération extérieurs. On n’entend plus le mouvement de la Paix. Pourtant, à gauche, on ferait bien de se poser la question sur le rôle de l’armée belge et sur l’utilité « humanitaire » de ces expéditions multiples.

 

Voilà un intéressant débat à ouvrir.

 

P.V.

 

 

Erdogan: sultan ou calife?

 

 

Selon “Le Soir”, ils étaient quelque 2000 nationalistes turcs, une partie venue d’Allemagne ou des Pays Bas, à manifester bruyamment à Bruxelles en faveur de leur idole, si contestée en Turquie même. Un beau rassemblement de Loups gris, de salafistes, de Frères musulmans de tout poil de barbe. Erdogan dénonce toujours un “complot” universel contre lui.

 

Cette Turquie là entrera dans l’Union européenne aux calendes grecques. L’hypocrisie est de ne pas le lui dire en face.

 

R.F.

 

 

L’humour de Jose Manuel Barroso

 

 

Le Président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, vient de prouver qu’il a de l’humour. Il était temps après douze ans de mandat.

 

Il appelle à la réindustrialisation de l’Europe. Après avoir imposé la politique ultralibérale la plus dure et un libre-échangisme échevelé pendant ses deux mandats qui eurent pour conséquence la fermeture de centaines d’usines et la perte de dizaines de milliers d’emplois, voici que le sémillant Portugais appelle à changer de cap…

 

Les millions de chômeurs en Europe apprécieront l’humour de M. Barroso à sa juste valeur.

 

Dégage !

 

P.V.

 

Déclaration syndicale internationale sur la République de Corée (communiqué de la CSI)


 

Ce communiqué est assez long. Il a le mérite de décrire la situation sociale catastrophique de ce pays dominé par des multinationales comme Hyundai et Samsung.

 

 

22 janvier 2014


Une délégation internationale de haut niveau, composée notamment de la TUAC, de la CSI, de la PSI et de l’ITF, achève aujourd’hui une mission de quatre jours en Corée, destinée à examiner la situation actuelle en matière de droits humains et syndicaux.


Notre mission n’a fait que confirmer ce que nous avions craint : sous l’administration actuelle, le gouvernement s’est lancé dans une nouvelle vague de répression intense contre les syndicats et la société civile d’une ampleur sans précédent ces dernières années, risquant de miner la démocratie du pays. Nous sommes vivement préoccupés par la violation flagrante par le gouvernement des normes internationales du travail dans la loi et dans la pratique. Nous sommes, en outre, profondément inquiets que nos demandes de rencontre avec les ministres concernés pour débattre de ces questions aient été rejetées.


Par ailleurs, nous sommes particulièrement préoccupés d’apprendre que de nombreux dirigeants syndicaux et travailleurs/euses sont actuellement détenus ou emprisonnés, accusés d’entraver la loi commerciale, pour avoir participé à des actions syndicales qui seraient jugées légales partout ailleurs dans le monde. La Corée agit ainsi malgré les directives claires de l’Organisation internationale du travail selon lesquelles l’emprisonnement de syndicalistes ayant participé à des grèves pacifiques est strictement interdit. En outre, il ne semble même pas que leur emprisonnement soit légal en vertu de la jurisprudence établie dans ce pays, dans la mesure où la grève n’a surpris personne. Ces efforts déployés pour détruire les syndicats en supprimant leurs dirigeants viennent généralement s’ajouter aux excessives poursuites judiciaires pour dommages-intérêts contre les syndicats qui n’ont d’autre but que de les mettre en faillite.


Les actions en justice contre des individus, pour un montant que personne ne pourrait payer, ont conduit, dans certains cas, à des suicides. Une démocratie mûre ne commettrait jamais de tels actes. Nous exhortons, dès lors, le gouvernement à libérer immédiatement tous les travailleurs/euses détenus ou emprisonnés aujourd’hui pour avoir participé à des grèves, notamment les cinq dirigeants du Korean Railway Workers Union que nous avons rencontrés durant leur détention dans le cadre de notre mission.


Nous condamnons fermement la perquisition illégale des bureaux de la Korean Confederation of Trade Unions (KCTU) le 22 décembre. La police a pénétré dans l’immeuble pour exécuter des mandats injustifiés, détruisant les biens syndicaux. Elle a arrêté arbitrairement des manifestants à l’extérieur, en utilisant du gaz poivré. Au total, 138 personnes ont été arrêtées, notamment le secrétaire général et deux autres dirigeants de la KCTU, ainsi que le président du Korean Teachers and Education Workers Union (KTU) et deux autres présidents d’organisations affiliées à la KCTU.


Nous demeurons préoccupés par le plan précis du gouvernement visant à éliminer les syndicats dans le secteur public. L’annulation de l’enregistrement du KTU continue de choquer les travailleurs/euses et les gouvernements dans le monde entier – sous prétexte que le syndicat permettait à des travailleurs/euses licenciés illégalement de rester dirigeants ou membres du syndicat. Nous sommes également choqués que le gouvernement ait à nouveau rejeté l’enregistrement du Korean Government Employees Union (KGEU), empêchant le syndicat de représenter pleinement ses membres et de veiller à ce que tous les citoyen(ne)s aient accès à des services publics de qualité. À nouveau, la communauté internationale, notamment l’OIT, a vigoureusement condamné ces décisions mais s’est heurtée au silence du gouvernement de Park. Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a saisi illégalement le serveur informatique du syndicat sur la base d’une prétendue absence de neutralité politique – une exigence qui, en soi, bafoue clairement le droit international.


Enfin, nous sommes préoccupés par le taux extrêmement élevé de travail irrégulier, des pratiques de travail destinées à optimiser la rentabilité à court terme et la flexibilité, au détriment des travailleurs/euses, en déstabilisant la relation de travail. Ce type de travail frappe également au cœur des droits syndicaux, dans la mesure où les travailleurs/euses précaires estiment difficile, voire impossible, de s’organiser avec des collègues pour former un syndicat ou y adhérer. Les statistiques du gouvernement révèlent que plus d’un tiers de la main-d’œuvre travaille désormais sur la base d’un certain type d’arrangement de travail « non régulier », bien que nous pensions que le nombre est plus proche de la moitié.


Même lorsque les travailleurs/euses obtiennent gain de cause devant les tribunaux en ce qui concerne leurs droits, comme dans le cas de Hyundai Motors, les employeurs ignorent simplement les décisions en toute impunité. En effet, le président de la section syndicale représentant les travailleurs/euses précaires chez Hyundai Motors se trouve actuellement en prison pour avoir défendu les droits des travailleurs/euses précaires, alors que personne d’autre ne semblait vouloir le faire.


Cela fait déjà deux décennies que la République de Corée est devenue membre de l’OIT et 17 ans qu’elle a rejoint l’OCDE. Elle s’est engagée à l’époque à mettre en conformité ses lois et pratiques avec les normes internationales relatives aux droits fondamentaux des travailleurs, notamment en matière de négociation collective et de liberté syndicale. Les progrès réalisés en ce sens sont désormais réduits à néant.


Le mouvement syndical international apportera son appui au mouvement syndical coréen. Ensemble, nous n’avons pas d’autre choix que de recourir à tous les mécanismes politiques et juridiques dont nous disposons pour garantir le plein respect des droits humains et syndicaux en Corée.

 

François Hollande : à quoi joue-t-on ?

 

 

Malgré la mise au point au sujet de sa vie privée lors de sa conférence de presse, le Président socialiste français subit une nouvelle offensive de l’hebdo « Clozer » à son sujet.

 

Tout cela commence à ressembler à une campagne de déstabilisation du chef de l’Etat français.

 

En risquant d’être décrédibilisé aussi bien au niveau international que national, François Hollande ne pourra terminer son quinquennat au risque de provoquer une crise de régime.

 

Alors, à qui tout cela profite-t-il ? La droite est profondément divisée, Sarkozy est emberlificoté dans les « affaires » et qui, à gauche, prendrait un tel risque ?

 

P.V.

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 11:11

Palestine : des patrons israéliens appellent à la paix

Une centaine de chefs d'entreprises israéliens, inquiets des menaces de boycott économique des produits des colonies, appelle à la signature d'un accord de paix avec les Palestiniens, dans les colonnes du quotidien israélien Yedioth Arhonoth (rapporté par « Mediapart »).

« Le monde est en train de perdre patience et la menace de sanctions augmente de jour en jour, préviennent-ils. Nous avons une fenêtre d'opportunité avec l'arrivée de John Kerry dans la région, et il ne faudrait pas la manquer » écrivent-ils.

Si le patronat s’en mêle, cela pourrait peut-être faire bouger les choses ! Où est le grand syndicat d’antan en Israël ?

P.V.

 

 

Turquie : traque des syndicalistes

 


 

 

Nous allons dorénavant régulièrement publier les communiqués de la CSI (Confédération Internationale des Syndicats) et de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) afin que nos lecteurs soient informés de la situation du mouvement ouvrier dans le monde. Ces informations sont rarement relayées par les médias et intéressent certainement bon nombre de militants.

 

 

 

On parle uniquement de l’aspect « islamiste » et de la corruption du régime instauré depuis une décennie par Erdogan. Il y a un autre aspect moins connu : c’est la traque des syndicalistes.

 

Au cours des dernières années, des centaines de membres et de dirigeants de syndicats affiliés à la KESK ont été arrêtés, détenus, poursuivis et jugés, pour plusieurs chefs d’accusation, pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et à manifester pacifiquement.

 

« Ces attaques incessantes contre des syndicalistes en Turquie doivent prendre fin », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI (Confédération Internationale des Syndicats). « Tous les membres syndicaux détenus devraient être libérés immédiatement et devraient pouvoir exercer leur rôle légitime sans crainte d’être arrêtés ou accusés de maintenir des liens avec des organisations illégales ».

 

Dans une lettre adressée au Premier ministre Erdogan, la CSI et la CES (Confédération Européenne des Syndicats) exhortent les autorités turques à libérer immédiatement tous les membres syndicaux arrêtés, accusés de maintenir des liens infondés avec des organisations illégales, à lever toutes les interdictions de réunions et de manifestations et à veiller à ce que la Turquie respecte ses obligations européennes et internationales de garantir les droits humains et syndicaux ainsi que les libertés des travailleurs et des travailleuses.

 

 

Guatemala : assassinat d’un membre du réseau des jeunes syndicalistes de Quetzaltenango

 

La CSI a condamné énergiquement l’assassinat de Marlon Dagoberto Vásquez López, âgé d’à peine 19 ans, membre actif du réseau des jeunes syndicalistes de Quetzaltenango et affilié au Sindicato Nacional de Trabajadores de la Construcción y Servicios de Guatemala (SINCSG).

 

« Halte à l’impunité au Guatemala », a indiqué Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « L’assassinat de Marlon Vásquez vient s’ajouter aux 63 autres assassinats de syndicalistes commis au Guatemala depuis 2007, ce qui est inacceptable. La démocratie est en danger lorsque les défenseurs des travailleurs paient de leur vie leurs activités syndicales. »

 

Selon la Confédération syndicale internationale, le Guatemala est considéré comme le pays le plus dangereux dans le monde en termes d’exercice de l’activité syndicale.


Dans une lettre adressée aux autorités guatémaltèques, la CSI exhorte le président Otto Pérez Molina à prendre toutes les mesures nécessaires pour mener une enquête exhaustive, immédiate et impartiale sur cet assassinat et à communiquer les conclusions à la famille de la victime, à l’opinion publique et à l’Organisation internationale du travail.

 

Cambodge : déclaration de la mission syndicale internationale


Une mission syndicale internationale menée au Cambodge a exhorté, aujourd’hui, le gouvernement à procéder immédiatement à une enquête sur l’assassinat de quatre travailleurs de l’industrie du vêtement durant les grèves organisées le 3 janvier, à libérer les 23 syndicalistes détenus et à établir un salaire minimum permettant aux travailleurs/euses et à leur famille de couvrir au moins leurs besoins élémentaires.

 

La mission s’est déclarée particulièrement préoccupée par le sort du président du syndicat, Vorn Pao, qui a été violemment battu et demeure derrière les barreaux malgré sa mauvaise condition physique.

 

La délégation a également appelé le ministre à prendre des mesures urgentes pour augmenter le salaire minimum et tenir la promesse du gouvernement de respecter pleinement la Convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale, que le Cambodge a ratifiée. La proposition du gouvernement de mettre sur pied une nouvelle Commission sur les salaires, dirigée par le ministre des Finances, a été jugée inadéquate. Aucune réunion de cette Commission n’a encore été prévue et retarder davantage l’établissement d’un salaire minimum décent conduira probablement à de nouvelles actions syndicales de la part des travailleurs et des travailleuses qui réclament justice.

 

Les menaces proférées par l’organisme des employeurs de l’industrie du vêtement, la GMAC, d’intenter une action en justice pour éliminer efficacement les syndicats ont également été dénoncées par la délégation.

 

Selon la déclaration, l’industrie du vêtement au Cambodge, générant un chiffre d’affaires annuel de 5,1 milliards USD, peut se permettre de payer des salaires plus élevés que le salaire minimum mensuel de 100 USD. Elle souligne, en outre, les recherches menées par IndustriALL selon lesquelles 260 USD au minimum sont nécessaires pour couvrir les dépenses de base d’une famille de quatre personnes.

 

Pour le VOKA, Di Rupo doit faire comme Hollande (d’après La Libre Belgique 21 janvier – Raphaël Meulders)


Jo Libeer, le patron du VOKA, le patronat flamand, a bu du petit lait en écoutant les propos de François Hollande sur son "pacte de responsabilité" (réduction des charges patronales contre promesse d’embauche des entreprises françaises).

 

Le VOKA qui est proche de la NV-A manifeste une certaine tendresse à l’égard du PS français. Et pour cause : « la France socialiste a aussi une forte tradition de changement de cap. Le président Mitterrand a commencé comme socialiste dogmatique, avant de se réorienter vers la social-démocratie. Et puis il y a aussi une situation d’urgence sociale et économique en France." D’après M. Libeer, François Hollande, "qui a raison", se tourne vers la social-démocratie " à l’allemande". "Ce que fait la France est positif, cela nous inspire." Le patron du Voka insiste : le gouvernement Di Rupo doit prendre exemple sur la gauche française. "Quand un pays ouvertement socialiste reconnaît qu’il y a un gros problème et décide de le résoudre, cela doit interpeller. Je ne comprendrais pas qu’on ne bouge pas chez nous", dixit le Flandrien. "Nous plaidons pour un pacte historique en Belgique, comme en 1944 (le pacte social) et en 1993 (le plan global). C’est le moment : il faut une mobilisation sociétale."

 

La Belgique doit donc se "ressaisir" pour éviter de foncer dans le mur. "Mais cela ne sert à rien de se rejeter la faute les uns sur les autres." D’après le CEO, les "trois piliers" de la société (l’Etat, les entreprises et le citoyen) doivent signer un pacte, où chacun s’engage à remplir une tâche précise. "L’Etat doit être plus efficace : nous payons trop d’impôts par rapport à l’environnement et les services que nous avons en retour. Les entreprises doivent être plus compétitives et gagner des parts de marché à l’international. Quant aux citoyens, "qu’ils soient organisés en syndicats ou non", ils ont aussi leur responsabilité : "celle de se former, d’exceller dans leur travail. Et là on avancera."

 

M. Libeer l’affirme : on ne peut pas forcer une entreprise à engager. "Mais si la Belgique réduit son handicap salarial de moitié par rapport à ses voisins (il est pour l’instant de 16 %), les entreprises pourront créer jusqu’à 165000 emplois en 5 ans."

 

Des baisses de charges patronales qui coûteraient 9 milliards d’euros à l’Etat. "Il faut un vrai effort d’assainissement des coûts de l’Etat. Jusqu’ici, les autorités publiques n’ont pas épargné, mais ont juste un peu moins dépensé." Pour le patron flamand, il est d’autant plus "urgent" de réagir qu’avec ses réformes, la France va se montrer "très vite plus compétitive" que la Belgique, en termes de coût du travail. "La gauche belge est une gauche multicolore : il y a du rouge foncé, surtout en Wallonie, et du rouge moins foncé, surtout en Flandre où le SP.A est sur un registre de social-démocratie. Le tout est de savoir quelle frange de cette gauche décide vraiment. Mais que cela vienne de gauche ou de droite, l’important est d’avoir ce ‘pacte’", conclut M. Libeer.

 

Bref, Elio Di Rupo doit changer de cap – encore plus à droite, bien sûr – les entreprises doivent recevoir un cadeau de 9 milliards du contribuable belge – là, il n’y a plus de « séparatisme » - et les entreprises ne s’engagent à rien.

 

 

Ce sont sans doute, pour le VOKA, les conditions nécessaires pour qu’il y ait un Di Rupo II après le 25 mai…

 

Vous avez dit social-démocratie ?

 

P.V.

 

 Koen Geens cède au chantage de Dexia.


 

(D'après Belga) Le ministre des Finances, le CD&V Koen Geens, a demandé aux parlementaires de faire preuve de compréhension devant les difficultés à gérer la banque franco-belge Dexia et à trouver des personnes pour diriger un groupe voué à s'éteindre dans un contexte très concurrentiel.

 

 

L'augmentation de salaire de 30% accordée aux dirigeants du groupe franco-belge a suscité l'indignation de nombreux politiques et de représentants syndicaux. Plusieurs députés, dont Georges Gilkinet (Ecolo) et Dirk Van der Maelen (sp.a), ont relayé mardi ces sentiments en commission des Finances de la Chambre, en invoquant notamment les 50,02% détenus par la Belgique dans la "bad bank" (banque en déshérence).

 


"Je respecte vos objections éthiques mais la concurrence est très forte et ni vous, ni moi ne pouvons diriger Dexia. C'est un aspect dont nous devons tenir compte. Beaucoup de gens ont déjà quitté le navire", a souligné M. Geens (CD&V).
Le ministre a rappelé que les augmentations octroyées l'ont été après un avis du comité de rémunération rendu au conseil d'administration. Ce comité a procédé à une comparaison avec les rémunérations en cours dans le secteur. Koen Van Loo, le représentant de la Société Fédérale de Participation et d'Investissement (SFPI) qui détient les actions de l'Etat belge dans Dexia, a averti les autres administrateurs des risques de protestation de plusieurs instances, dont la Commission européenne, ainsi que de la sensibilité de l'opinion publique à l'égard des salaires, a indiqué le ministre.

 


Le pouvoir d'invalider ces rémunérations appartient toutefois au seul conseil d'administration. L'Etat belge ne peut intervenir que dans le cadre de l'assemblée générale en refusant d'approuver le rapport du comité de rémunération.
M. Geens n'a pas voulu tirer de conclusion finale dans ce dossier. Il doit encore s'entretenir avec son homologue français, Pierre Moscovici, (l'Etat français étant actionnaire de Dexia à 44%) et M. Van Loo.

 

 

Si ce n’est pas du chantage, c’est bien imité et Koen Geens qui se positionne comme le leader de l’aile droite du CD&V est bien décidé à s’y plier.

 

 

Combien de milliards faudra-t-il encore payer en pure perte à la « bad bank » ?

 

 

P.V.



La langue française et l’Europe

 

Depuis 2004, date de l’adhésion des anciens pays du bloc soviétique au sein de l’UE, la déroute du français n’a fait que s’accentuer. Pourtant, l’arrivée de pays de l’Est avait été présentée comme une chance pour la France d’étendre son cercle d’influence ainsi que de promouvoir sa langue. Las, le principal acteur de la fondation européenne est marginalisé au sein même des institutions. Les chiffres officiels sont sans appel. En 1997, l’anglais et le français faisaient jeu égal. Au Conseil de l’Union Européenne, 41%  des textes étaient rédigés en anglais, contre 42% en français et 5% en allemand. Les proportions sont similaires dans la Commission Européenne.

 

Celle-ci  révèle dans un rapport de 2011 que seuls 6% des documents sont en français. Ce n’est plus une dilution, c’est une débâcle. Jugé plus pratique, l’anglais s’impose dans les réunions et dans les rédactions de rapports. Dès lors, la France en est réduite à invoquer la résolution de 2004 sur la diversité linguistique dans l’Union Européenne. La langue française qui se voulait jadis la plus intelligible devient inintelligible dans les instances où la politique intérieure de la France se décide de plus en plus. Même si les fonctionnaires de l’Union Européenne doivent maîtriser au moins trois langues des pays membres, le français devient subalterne.

 

Ainsi, plusieurs travaux importants de la Commission Européenne n’ont été rendu publics qu’en anglais, ne suscitant qu’une réaction molle des autorités françaises. En outre, la nomination de Catherine Ashton, représentante britannique de la diplomatie européenne, symbolise également une forme d’éviction. Au-delà des nominations aux postes stratégiques, c’est la conception même d’une Europe à la française qui s’éteint avec l’avènement d’un fonctionnement à l’anglo-saxonne des institutions européennes. La construction européenne se poursuit sans les peuples, dans l’entre-soi des élites anglicisées qui considèrent la culture et la langue française, ainsi que les autres cultures et langues, comme des reliques de musée.

 

Il ne s’agit pas ici de faire de la « francolâtrie », la question fondamentale porte sur l’imposition du modèle culturel ultralibéral qui passe par l’usage systématique d’un ersatz de la langue de Shakespeare – elle aussi massacrée – appelé le « globish ».

 

 

Beurk !

 

 

P.V.

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 10:34

Le Nobel tacle Hollande

 

L’économiste américain dit « néo-keynésien »  Paul Krugman est en colère sur François Hollande. Voici ce qu’il a déclaré à la RTBF :

« Je n’ai pas prêté beaucoup d'attention à François Hollande, le président français, puisque clairement, il n’allait pas vraiment se démarquer de l’orthodoxie politique d’austérité destructrice européenne. Mais aujourd’hui, il a fait quelque chose de réellement scandaleux.

Bien entendu, je ne parle pas de sa prétendue liaison avec une actrice, ce qui, même si c’est vrai, n’est à la fois ni surprenant (eh oui, on est en France) ni dérangeant. Non, ce qui est choquant c’est sa façon d’accueillir favorablement les doctrines de droite qui ont été discréditées. Cela nous rappelle que tous les maux actuels de l’économie européenne ne peuvent être attribués entièrement aux mauvaises idées de la droite. Oui, des conservateurs impitoyables et butés ont mené l’économie, mais ils ont été en mesure de le faire grâce à des politiques de la gauche modérée manquant de cran et de volonté. »

 

Cela ne vaut pas que pour la France…

 

Un Américain qui savonne la gauche européenne qui n’est pas assez à gauche selon lui, c’est du jamais vu !

 

P.V.

 

 

Salut à Gillot et aux métallos d’Arcelor Mittal !

 

 

Frédéric Gillot, délégué FGTB à Arcelor Mittal, sera candidat à la Région sur la liste du PTB. Agé de 51 ans, il avait auparavant présidé la section  PS de Blegny.

 

Quelques sérieuses que soient nos réserves à l’égard du PTB, il faut comprendre et saluer cette candidature. Les victimes du magnat Mittal, liquidateur de la métallurgie liégeoise, ont été lanternées par la Région wallonne, finalement impuissante face au grand capital. Il s’agit en la circonstance d’une candidature typiquement ouvrière, dans la tradition d’André Renard ou de Robert Gillon. Et dans la tradition de l’indépendance syndicale. C’est en même temps un avertissement pour la direction du PS liégeois. 

 

R.F.

 

Les caves se rebiffent…

 

Charles Michel, le président du MR, et Wouter Beke, celui du CD&V ont déclaré leur amour ce week-end au « Soir » et au « Standaard ». Joli coup médiatique pour signaler qu’ils allaient convoler en (in)justes noces après le 25 mai pour mener une politique socio-économique bien néolibérale et amener les Socialistes à leurs chères études.

 

On en connaît deux qui ont dû sourire sous cape : Didier Reynders et Bart De Wever. Les gazouillis des deux tourtereaux n’ont aucune importance. L’accord MR-NV-A implique bien entendu la participation des deux partis chrétiens au gouvernement que ces messieurs souhaitent.

 

Nous aurions cependant aimé voir la tête de Joëlle qui est dribblée en cette affaire. Bah ! Elle est tout heureuse de signaler que grâce à elle, il y aurait moins de criminalité, ce qui est contestable. On se console comme on peut.

 

P.V.

 

Liberté d’expression : les dégâts collatéraux

 

L’affaire Dieudonné a fait une victime : Frédéric Taddéï avec son excellente émission « Ce soir ou jamais ». Elle est trop polémique pour les tenants de la pensée unique. Aussi, la direction de France 2 a décidé de la « déplacer » à un jour et une heure impossibles. Si ce n’est pas tuer ce lieu de débats, c’est presque lui donner le coup de grâce.

 

Pourtant, Taddéï a bien défini sa conception de sa mission devant le journaliste Patrick Cohen qui l’attaquait méchamment : « Moi, ma responsabilité c’est que en tant qu’animateur d’une émission de débat sur le service public je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres et surtout de censure qui que ce soir sur quelque sujet que ce soit, à partir du moment où il respecte la loi. Mais il n’y a eu le moindre problème dans « Ce soir ou jamais » y compris avec les gens que vous avez cité, je parle de Dieudonné et d’Alain Soral qui sont dans des positions un peu spéciales… »

 

On ne parle pas non plus des autres invités à cette émission, comme l’écrivain Philippe Sollers, ou le directeur du Collège de France, Pierre Rosanvallon.

 

Voilà ce qu’il arrive lorsqu’on touche à la liberté d’expression. On franchit une nouvelle étape. A quand la suivante ?

 

P.V.

 

Europe : menaces sur l’avortement

 

On sait que le gouvernement conservateur ultralibéral espagnol projette d’interdire l’IVG. Il n’est pas le seul en Europe.

 

Non seulement, il y a pratiquement autant de législations en la matière que de pays. Ainsi, au Portugal, l’avortement est autorisé jusqu’à dix semaines, vingt-quatre en Grande Bretagne, intégralement remboursé en Italie, à charge de la femme en Lettonie.

 

Mais l’idée d’interdiction fait son chemin. Après l’Espagne, la Suisse organise le 9 février prochain une votation demandant l’interdiction du remboursement de l’IVG. Rappelons que 72 % des votants suisses avaient approuvé la loi de dépénalisation de l’avortement en 2002. Les temps changent ! En France, les milieux de la « Manif pour tous » organisent un rassemblement à Paris pour interdire l’avortement – cette manifestation est approuvée par le Pape François – et elle est appuyée par plusieurs députés UMP et le « très laïque » FN.

 

Le ministre espagnol de la Justice est convaincu que : « sa loi sur l’avortement s’étendra en Europe ».

 

On est prévenu !

 

Une manifestation est organisée le 29 janvier à Bruxelles pour protester contre le projet de loi espagnol. Rassemblement à 17 heures devant l’ambassade d’Espagne, 19 rue de la Science (près du square Frère Orban). La manifestation se rendra ensuite au Parlement européen. Venez-y nombreux !

 

 

P.V.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:38

Mesquinerie

 

 

Selon le site brusselsnews, le Conseil d’Etat vient d’annuler la prime de 46 EUR brut versée aux fonctionnaires régionaux qui habitent Bruxelles, en vue de compenser partiellement le coût de la vie qui y est plus élevé, mais aussi pour tenter d’encourager les fonctionnaires navetteurs à s’établir à Bruxelles pour réduire les déplacements … et à y payer leurs impôts.


Au prix où est le logement à Bruxelles, les 36 % de fonctionnaires régionaux navetteurs vont s’empresser de s’installer à Bruxelles.

 

Les brillants résultats de l’austéri(li)té…

 

P.V.

 

 

L’aveu

 

 

Pour Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de l'Unizo (l’Union des Entrepreneurs indépendants flmands), le syndicat socialiste SETCa "met en péril la concertation autour du statut unique". Le SETCa compte entreprendre des démarches en justice contre ce qu'il estime être une discrimination entre les ouvriers et les employés en matière de pécule de vacances, a-t-on appris mercredi. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) reste prudente et se tourne vers les différents syndicats.

 

 

Le syndicat socialiste des employés et cadres prévoit d'entreprendre des démarches en justice contre la discrimination à l'encontre des employés dans le calcul du pécule de vacances. "Indépendamment du salaire, la différence s'élève à plusieurs centaines d'euros par an", a déclaré le président du SETCa.

 


Karel Van Eetvelt reproche au syndicat socialiste de vouloir "une harmonisation par le haut", "sans tenir compte de l'impact sur le coût pour les employeurs".

 

 

Voilà, c’est dit : pas question d’aligner vers le haut, ni vers la moyenne, lorsqu’il s’agit d’unifier les systèmes de pécule de vacances. Vers le bas ! Punt aan de lijn …

 

 

P.V.

 

 

Le courage de la RTBF

 

 

La radio-télévision de service public francophone est connue pour son courage. Après la « tempête » déclenchée suite au passage d’Elio Di Rupo à l’émission de variété « sans chichis » - reconnaissons que ce n’était pas la meilleure idée de son service de presse – voilà que la RTBF renonce à une interview du ministre des entreprises publiques Jan-Pascal Labille. Cela ferait trop de PS au petit écran ! Donc, ici, au nom du sacro-saint équilibre politique, l’on renonce aux informations que pourrait apporter un ministre qui a beaucoup agi ces derniers temps. La RTBF est décidément trop audacieuse !

 

P.V.  

 

Virage à droite: "Le Soir" attache le grelot...

 

 

Hollande vire vers un grand accord avec le Medef ! Dans "Le Soir" du 16 janvier, sa rédactrice en chef, Béatrice Delvaux, qui a conservé des contacts avec le monde des affaires,  attache joyeusement le grelot: pourquoi ne pas opérer la même chose en Belgique? Et de faire la leçon au PS, trop attaché à la "Belgique de papa". Bref, l'heure  des "réformes" a sonné !

 

L'ennui, c'est qu'elle n'explique pas comment de nouvelles réductions de charges pour les entreprises se traduiront, mieux que par le passé,  par des embauches compensatoires, ni le Medef ni la FEB n'ayant d'ailleurs autorité sur les chefs d'entreprises pour les imposer. On suppose donc que, "quand les affaires iront mieux", le chômage redescendra.

 

Au fait, le PS est déjà social-démocrate, en France aussi. Le virage dont il est question est social-libéral.

 

R.F.

 

 

Le débat

 

La gauche démocratique européenne ne pourra pas faire l’économie d’un débat sur la politique des partis socialistes au pouvoir. Comme en 1983 avec le « tournant de la rigueur » de Mitterrand, voici que Hollande amorce le virage libéral : 30 milliards de cadeaux aux entreprises au détriment, comme d’habitude, de la Sécurité sociale avec la vague promesse d’embaucher. Après l’adoption du traité budgétaire européen, cela commence à faire beaucoup.

 

En Belgique, bien que le PS s’affirme ancré à gauche, la politique du gouvernement Di Rupo n’est faite que de concessions aux libéraux, même en matière de politique d’asile. Et ce n’est pas en émettant des propositions impossibles à réaliser, comme la taxe des propriétaires louant des logements, que l’on arrivera à amorcer un changement de cap à la veille des élections.

 

Les militants sont – c’est le moins qu’on puisse dire – désorientés ! La principale force de gauche ne parvient pas à désamorcer l’offensive ultralibérale et, pire, semble y renoncer.

 

C’est très dangereux, car c’est la porte ouverte à l’aventure. Il y a urgence pour un débat fondamental et surtout bien préparé.

 

P.V.

 

 

Israël ne manque pas d’air !

 

 

Le ministre israélien Avigdor Lieberman a convoqué les ambassadeurs européens à Jérusalem pour protester contre la politique « pro-palestinienne » de l’Union européenne. En réponse, les ambassadeurs israéliens en Europe ont été convoqués pour leur exprimer la désapprobation des gouvernements européens au sujet des colonies dans les territoires occupés.

 

Quand on connaît les avantages commerciaux que l’Union européenne accorde à l’Etat hébreu, on peut dire que le gouvernement de droite israélien est gonflée !

 

P.V.  

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 21:04

Découverte: Hollande n'est pas socialiste...


Depuis les avances de François Hollande au Medef, l'organisation patronale, quatre experts en débattent ("Le Monde" du 9 janvier) pour conclure que le président de la République n'est pas (plus?) socialiste. Et même social-libéral plus que social-démocrate. Enfin, entre Blair et Schröder.


Quelle découverte! Jospin, lui, était socialiste en secret. Et les historiens biographes de Mitterrand  ne savent toujours pas ce qu'il était réellement.

R.F.


Il n’en rate pas une !


Voilà que François Hollande se trouve emberlificoté dans une sombre histoire de maîtresse, une jeune actrice qu’il rencontrerait dans une garçonnière se trouvant être au nom d’un truand corse recherché…

Que va-t-il encore trouver pour qu’il soit définitivement décrédibilisé ? En plus de sa politique néolibérale, il ajoute des frasques qui s’étalent dans les médias, contrairement à une vieille tradition de discrétion de la part de la presse française.


A ce compte-là, l’ancien premier secrétaire du PS ne pourra poursuivre son mandat à son terme. Ce serait une véritable catastrophe !


P.V.


Comme une anguille en politique...


Quand il était premier secrétaire du PS, non identifié à un courant mais créant sa coterie, il était "majoritaire" en faveur de la pseudo "constitution européenne" recalée par le corps électoral. Devenu improbable candidat du parti à la présidence de la République, jouant la course de la tortue contre le lièvre, crédible lorsque DSK fut carbonisé, il l'emporta lors de cette "primaire " à l'italienne, ouverte à qui voulait. Un poll de militants aurait fait gagner Martine Aubry.


Hollande a été élu sur la promesse d'infléchir la politique de rigueur à la Merkel. En fait, il n'a rien obtenu. Depuis, il navigue à vue, rallié au "réalisme" . Son inversion de la courbe du chômage  est une mystification. Se rapprochant maintenant de Gattaz et du grand patronat, il prend pour argent comptant une promesse de créations d'emplois en échange de réductions de charge. C'est une plaisanterie: depuis quand les chefs d'entreprise ont-ils une autre vocation que celle de réaliser des profits ?  Même les banquiers sont de plus en plus contents...


R.F.


Pour en finir avec l'affaire Dieudonné...


Si Dieudonné est antisémite, alors il est raciste. Avoir amalgamé ce racisme là avec la critique du sionisme et de la politique israélienne est le fait de sa démagogie. Les deux n'ont rien de commun.


 Redisons  que la liberté d'expression doit être préservée, que la censure préalable d'un spectacle au nom du "politiquement correct" est inacceptable. Une plainte en justice est toujours possible. Le gros bâton de Manuel Valls dans cette affaire, sans prendre la mesure sociologique du phénomène Dieudonné, a apporté de l'eau au moulin du Front national. La gagnante risque d'être Marine Le Pen.

R.F. 


Cela cogne au Parlement bruxellois.


Nous avons déjà relaté le vote de Sfia Bouarfa, Parlementaire bruxelloise, contre la ratification du TSCG (le fameux « pacte budgétaire » européen qui impose aux Etats signataires de perpétuer leur politique d’austérité. Un député PS (Alain Hutchinson) n’était pas content du tout de « l’indiscipline » de sa collègue. Il a interpellé Sfia Bouarfa en la menaçant : « Tu n’as rien à faire chez nous ! Sors ! », ce que l’intéressée s’est empressée de ne pas faire. Elle agonisa des reproches musclés de la part de son distingué contradicteur. Sfia resta de marbre. C’est un autre député socialiste qui a séparé les deux protagonistes, ramenant ainsi un semblant de sérénité en cet hémicycle.

L’esprit critique et la liberté d’opinion ne sont manifestement pas à l’ordre du jour ces temps-ci au sein du PS bruxellois.


P.V.


L’autodafé néolibéral


Chacun a en mémoire les abominables autodafés nazis qui avaient pour objectif de détruire ca qu’ils appelaient la culture « décadente ». Remplacez « décadente » par « non rentable » et vous aurez la définition de l'autodafé néolibéral.


Au Canada, (le « Monde » du 9 janvier) le gouvernement conservateur de Stephan Harper qui fait dans le néolibéralisme pur et dur. Ainsi, pour des raisons budgétaires, sept bibliothèques fédérales ont été fermées et leurs fonds dispersés ou mis au pilon. A une des bibliothèques, le public a été invité à investir les lieux et à se livrer à un véritable pillage. Des cartons entiers de documents anciens, de cartes, de livres ont été emportés sans aucun contrôle. Le gouvernement se justifie en invoquant le petit nombre de chercheurs intéressés par ces fonds.

Le néolibéralisme apparaît de plus en plus comme un monstre hideux qui n’a rien à envier au nazisme des années trente.


P.V.


Comparaison…


Didier Reynders a beaucoup d’imagination. Sa dernière : la Wallonie, c’est comme la Corée du Nord… De là à ce qu’il se prenne pour Kim Jong Un en rêvant d’envoyer Rudi Demotte se faire dévorer par des chiens…

P.V.


Victoire de la laïcité en Tunisie


Le parlement tunisien vient de voter une nouvelle constitution balayant ainsi le pouvoir du parti islamiste Ennadah. (le « Monde » du 8 janvier)

Dans ce texte, est assurée la garantie de la « liberté de conscience ». Dans certains pays européens, dont la Belgique, cette liberté n’est pas garantie explicitement par leurs textes fondamentaux.


P.V.

 

 

 

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 18:11

Les élections européennes en Belgique...


Le 25 mai prochain, nos chers concitoyens éliront aussi les 22 députés européens dont dispose la Belgique. Comme ce sera dans la foulée des élections fédérales et régionales, on peut espérer que le taux de participation sera honorable, alors qu'en 2009, au niveau de l'Union européenne, il était à peine de 43% en moyenne!


L'abstention est le pire péril, avec la montée des courants nationalistes et populistes. R.F.


A l'exception de Verhofstadt...


Les dirigeants politiques ont beau proclamer l'importance capitale du niveau de pouvoir européen, en pratique ce sont toujours des "secondes mains" qui siègent au P.E. Le seul "européen de choc" qui sera tête de liste en 2014 est Guy Verhofstadt pour l'Open VLD.  Au PS, Marcourt a abandonné le siège quand il est devenu ministre. Dans tout l'historique des élections à "l'Europe", ce siège a été le plus souvent un strapontin, une voie de garage ou un placard, avec de rares exceptions. Le système du tourniquet... R.F.


Un aspect de la "non  Europe"...


C'est même peut-être là un aspect essentiel de la "non Europe". Plus le pouvoir réel- économique, financier- est supérieur à l'Etat national, plus les hommes politiques s'accrochent aux lambeaux de pouvoir qui leur restent dans la cadre de l'Etat nation. Lequel d'ailleurs effectue un beau retour sous direction allemande.... R.F.


NVA: un masque est tombé...


Le dernier masque de la NVA est tombé. Bart De Wever (encore un ex-député européen...) a confirmé que le but essentiel est de virer le PS (et le SP) du gouvernement fédéral, de faire au niveau belge ce qu'il a si bien réussi à Anvers. Parti nationaliste flamand, certes, la NVA est d'abord un parti ultralibéral. Il est dans les mains du patronat flamand le plus réactionnaire,   le Voka.


 De Wever expliquera à sa base nationaliste qu'une ixième réforme de l'Etat peut attendre, que la priorité est de liquider l'indexation , de raccourcir les allocations de chômage, de tailler dans les dépenses publiques.


AU MR, on est un peu gêné, mais sous cape on apprécie...  R.F.


C’est tendu à Ostende…


Johan Vande Lanotte, vice-premier ministre SPa et bourgmestre d’Ostende a cité mercredi 8 le député de droite dure Jean-Marie Dedecker et son collaborateur Ignace Vandewalle à comparaître pour calomnies en soupçonnant publiquement Vande Lanotte de conflits d’intérêts et de corruption passive pour un dossier relatif à l’école de basket-ball et des caméras de surveillance. Y est mêlée aussi la société Electrawinds qui était dirigée par Jo Cornu, tout frais émoulu administrateur-délégué de la SNCB (Voir plus loin).


Il n’y a pas qu’à Charleroi qu’il y a une ambiance digne de la capitale de l’Illinois… P.V.


La NV-A démocratique ?


Jean-Claude Marcourt invité du dimanche de RTL-TVI a déclaré que la NV-A est un parti démocratique.


Le candidat ministre-président de la Région wallonne n’aura plus cet avis, surtout après le 25 mai prochain… A moins qu’il ne songe à un accord PS – MR ? Tout est permis en politique, on le sait. Mais ce n’est certainement pas le rêve des Borsus et consorts en Wallonie. P.V.


Le dictionnaire milquetiste…


La loi sur les SAC (Sanctions Administratives Communales) passe mal dans l’opinion. Et pour cause. Joëlle Milquet est très mal à l’aise pour défendre son « bébé » sur les plateaux de télévision. En attendant, elle a inventé une nouvelle fonction qui devra figurer dans le dictionnaire : « le fonctionnaire sanctionnateur »…


Il s’agit de l’agent non assermenté qui décide de sanctionner les incivilités par des amendes qui sont loin d’être bon marché. 90 Euros pour avoir écrasé un mégot sur le trottoir à Ixelles… C’est Joëlle la piqûre… en plus d’une avancée vers une société liberticide. P.V.


Joëlle la régionaliste


Joëlle Milquet renonce donc au fédéral pour se présenter tête de liste à la Région pour 2014. Elle ambitionne ouvertement la présidence. Si le PS l’emporte sur le MR, il est douteux qu’il accorde à Joëlle un maroquin aussi « prestigieux ». Inversement, si c’est le MR qui s’impose, il ne lui fera certes pas ce cadeau… à moins qu’il n’y ait un accord préélectoral MR – CDH pour renvoyer les Socialistes à leurs chères études. On en a eu un avant-goût à Uccle où le PS a été rejeté dans l’opposition et la CDH Céline Fremault qui a perdu les élections communales, a quand-même été parachutée au gouvernement bruxellois.


Vous savez comment s’appellent toutes ces combines : la droitisation… P.V.


Le Wi fi prioritaire

Le nouvel administrateur-délégué de la SNCB, le très néolibéral Jo Cornu qui n’aime pas les syndicats, a une nouvelle idée par jour. La dernière est d’installer le Wi fi dans tous les trains.


Les passagers – et les navetteurs en particulier – préféreraient certainement voir partir et arriver les trains à l’heure, pouvoir être assis durant le voyage, avoir des dessertes pratiques et ne pas voir fermer leurs gares. Surfer n’est certainement pas leur priorité.


Ah ! On va encore dire dans les chaumières style Prince d’Orange, Villa Lorraine que les Socialistes sont des indécrottables conservateurs qui refusent le progrès.  P.V.


Nos camarades au Chili


Voici une photo envoyée hier via Facebook de nos camarades Sergio Rojas Fernandez, un militant chilien dont nous ne connaissons malheureusement pas le nom, Josy Dubié et Myriam Galas. Ils nous saluent fraternellement.


 Josy_Sergio_Myriam.jpg


 

Bon voyage, camarades !

 

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 22:48

Pas grand ‘chose à se mettre sous la dent en ce début janvier. Sans doute a-t-on encore la gueule de bois des fêtes de fin d’année dans le microcosme.

 

6e  réforme de l’Etat : cela commence bien.

 

Bébé Antoine n’est pas content. Il râle parce que les compétences déjà transférées ne disposent ni du nombre de fonctionnaires suffisants, ni de la logistique qui aurait dû suivre. Bah ! Il est vraiment difficile pour le fédéral de se débarrasser de ses vieilles choses. C’est humain : elles faisaient partie des meubles.

 

Et Bébé Antoine n’est pas content du tout…

 

… sur la Cour des comptes qui a recalculé le déficit de la Région wallonne… à la hausse ! Ben oui, elle a compté aussi le déficit des pararégionaux, ce qu’avait « oublié » le ministre du Budget et maïeur de Perwez.

 

Et il laisse entendre que la Cour des comptes est au service du MR qui dit la même chose. Le premier président de ladite Cour qui est PS doit apprécier…

 

PV

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 10:41

  

Un monde toujours soumis aux zones d'influence

 

Lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies donna son feu vert à l'intervention française en Centrafrique, la Russie et la Chine s'abstinrent d'opposer leur veto. Ce fait intéressant a été ignoré des commentateurs, et en tout cas des censeurs de l'action militaire, toujours prompts à voir dans tout "devoir d'ingérence" la preuve d'un complot impérialiste. Et les défenseurs attardés de la "souveraineté nationale", comment peuvent-ils fermer les yeux devant les massacres, et faire de toute intervention la démonstration d'un plan ourdi pour mettre seulement la main sur des richesses? La révolution arabe en  Libye est tombée en morceaux, en l'absence de tout pouvoir central solide. Faut-il pour autant y voir la preuve qu'il ne fallait pas intervenir pour Benghazi?

 

La Centrafrique est un de ces  territoires issus du système colonial, sans Etat de droit, livrés aux habituels coups de force militaires, comme celui de l'an dernier qui a propulsé sur Bangui des milices agissant sous le couvert de la religion musulmane. Leurs crimes ont entraîné en réaction les massacres opérés par d'autres milices, celles là au nom de la population "chrétienne". Dans l'histoire de l'Afrique noire, c'est la répétition d'une longue série de drames, dont les protagonistes sont toujours de petits seigneurs de guerre. A peine la situation s'améliore-t-elle enfin au Congo oriental qu'un autre foyer surgit, Centrafrique, Sud Soudan. Le comble pour l'armée française est que le Tchad, allié commode de Paris au Mali, se révèle déjà bien encombrant comme force d'interposition à Bangui!          

 

L'Ukraine dans le giron de la Russie

 

Il y a deux Ukraine, dont l'une n'a pas la détestation de la Russie. Avant de juger sans appel la politique de Moscou dans les évènements de Kiev, reproduisons une opinion exprimée ici même en août dernier:  "L'Occident a le Poutine qu'il mérite". Ceux qui, à la faveur de la dislocation de l'URSS et  de l'effondrement du système communiste, ont fait avancer l'Otan vers l'Est, n'ont pas compris que, tôt ou tard, ils provoqueraient, en encerclant la Russie, le réveil d'un nationalisme russe virulent. Poutine en a été l'instrument. La politique des zones d'influence n'est pas à sens unique.

 

Le président ukrainien Ianoukovitch n'est pas un laquais de Moscou. Il trône au dessus d'un système de corruption généralisée, bien antérieur à lui, mais il sait bien que les intérêts de son pays sont étroitement liés à ceux de la Russie. L'Ukraine est dépendante de son puissant voisin pour ses fournitures d'énergie et ses exportations. En regard, le misérable accord d'association offert par l'Union européenne ne pèse pas lourd, et "l'aide" occidentale, dans le style du FMI, n'est pas plus désintéressée que celle de la Russie. Les encouragements prodigués aux manifestants de Kiev, fortement inspirés par des forces nationalistes d'extrême droite, relèvent du même esprit passéiste de guerre froide que celui animant trop souvent Vladimir Poutine lui-même...

 

Pour le malheur du peuple syrien

 

Pour son malheur, la Syrie est aussi dans une zone d'influence, celle de Moscou et de Téhéran. La révolution arabe syrienne, à l'origine démocratique,  assassinée d'abord par le régime Assad, est maintenant vampirisée  par les combattants islamistes qu'assistent l'Arabie saoudite et le Qatar, des pays dont l'intégrisme religieux n'a aucun rapport avec la démocratie.

    

                                                           

Robert Falony

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 10:35

Kris Peeters lance la campagne…

 

Le ministre- président flamand s’est fendu d’une interview dans plusieurs journaux francophones, dont le « Soir » où il déclare ne pas vouloir faire de cartel avec la NV-A. Mais, il ne ferme pas tout-à-fait la porte : « Après le 25 mai, on verra ».

 

Ben tiens, le CD&V est le deuxième parti. Dans un cartel avec les copains de BDW, il apparaîtrait comme le porteur d’eau. Inconcevable pour le « grand » parti de gouvernement…

 

Un Di Rupo II, pourquoi pas ?

 

Kris ne pense pas que le prochain locataire du « 16 » sera de son parti, puisqu’il ne sera pas à la tête du premier parti du pays. Donc, il n’est pas candidat. Il verrait bien Elio rempiler.

 

Il a tellement peur de l’accord MR-NV-A qu’il préfère un PS plutôt qu’imaginer Reynders ou De Wever devenir Premier. Pas très gentil pour l’étoile montante du CD&V, Koen Geens, qui estime que ce poste revient obligatoirement à un Flamand (donc à lui…).

 

Kris fait d’ailleurs des concessions : pas de 7e réforme de l’Etat tant que la 6e n’est pas totalement en place. Et il se dit hostile au séparatisme. Il prône un « confédéralisme positif ».

 

Positivons, donc…

 

Indéfendable

 

Philippe Moureaux n’est pas au diapason général – c’est une vieille habitude – donc, il n’aime pas Maggie De Block. Il estime « indéfendable » la politique d’asile du gouvernement. Et pour lui, Maggie De Block, c’est Roger Nols en plus habile.

 

Il n’a pas tort quand on voit le sort réservé aux Afghans qu’Elio Di Rupo n’a pas daigné recevoir en sa bonne ville de Mons.

 

Dieudonné : un jeu dangereux

 

L’antisémitisme du chansonnier Dieudonné et le salut crypto-nazi appelé la quenelle ont fini par énerver pour de bon le chef français de la police Manuel Valls qui veut interdire ses spectacles dans tout l’hexagone.

 

Cela a déclenché une de ses polémiques dont les Français en ont le secret. Un jeu dangereux qui exacerbe les tensions. La palme revient au journaliste de l’Express Christophe Barbier qui disait au sujet des caricatures islamophobes de Charlie Hebdo : « La liberté d’expression n’a pas de limite ! » et qui, quelques mois plus tard, dit à propos de Dieudonné : « Il y a des limites à la liberté d’expression ».

 

Et il en rajoute une couche : Barbier joue à son Kim Jong Un. Il veut réguler Internet pour interdire de toile Dieudonné et ses partisans. « Cela marche bien en Chine », explique-t-il avec toute sa candeur. En jouant à sa petite NSA personnelle, il souhaite sans doute faire dévorer Dieudonné par des chiens affamés, comme, dit-on, le ferait un quelconque dictateur Nord-Coréen.

 

La liberté d’expression est menacée.

 

Ces petits jeux du microcosme germanopratin sont dangereux. Réclamer des restrictions à la liberté d’expression… au nom de cette même liberté peut avoir de très fâcheuses conséquences qui pourraient se retourner contre tout le monde.

 

La liberté d’expression est inaliénable. Dieudonné est un type imbuvable. Il a été condamné à plusieurs reprises, mais il ne paye pas ses amendes… Alors, que la Justice fasse son boulot. Ce sera la façon la plus efficace de le museler.

 

A quoi joue le PS français ?

 

Ce petit jeu peut aussi se retourner contre le PS français et la gauche en général qui se sont toujours positionnés comme les défenseurs acharnés des libertés fondamentales.

 

À moins qu’en provoquant des tensions sur des sujets de société, il tente de faire oublier les cuisants échecs de sa politique sociale et économique auprès des citoyens français à la veille des élections municipales et européennes qui ne s’annoncent guère brillantes pour les amis de François Hollande. Et pour ceux de son prédécesseur aussi, d’ailleurs. On aura l’occasion d’en parler.

 

La sécurité n’est pas la priorité à l’aéroport de Zaventem.

 

Un accident mortel de travail s’est produit ce samedi 4 janvier  à l'entreprise de catering LSG Skychefs à Brussels Airport, une société qui prépare les plateaux-repas pour la plupart des compagnies aériennes clientes de l’aéroport.

 

Le travailleur a été renversé par un camion effectuant une manœuvre. Cette. Une grève s’est déclenchée spontanément. Un délégué syndical a déclaré : « Nous avons déjà attiré plusieurs fois l'attention par le passé sur une meilleure sécurisation qui passerait par un meilleur éclairage et un meilleur marquage au sol permettant aux chauffeurs de savoir où ils peuvent rouler. Le rétroviseur du véhicule impliqué dans l'accident était en outre mal placé. »

 

Ces entreprises emploient en outre des travailleurs en CDD ou des intérimaires qu’elle n’a pas le temps de former aux règles de sécurité à respecter. L’éclairage, le marquage au sol, la formation, tout cela coûte cher, n’est-ce pas. Et puis, on perd du temps. La direction a néanmoins autorisé les travailleurs à rentrer chez eux, sans doute pour éviter un mouvement social de grande ampleur. Une révolte à l’aéroport après les incidents qui se sont déroulés la semaine dernière, cela ferait vraiment désordre.

 

En tout cas, le régime de travail à Zaventem et dans le secteur aérien s’apparente de plus en plus à de l’exploitation pure et simple avec le prix du sang en plus.


 

 

PV

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